La Gazette Mag

Compagnons de vie

Ils volent dans la nuit, galopent au grand air, remuent la queue à notre approche ou partagent silencieusement nos maisons : les animaux sont partout autour de nous. Sauvages ou domestiques, familiers ou méconnus, ils jouent pourtant tous un rôle dans notre quotidien. Ce dossier part à leur rencontre, pour mieux comprendre leurs besoins, leur fragilité et ce que nous leur devons.

Silencieux samaritains

Il ressemblerait à s’y méprendre à un dogue, mais il n’en a que la tête, ou, du moins, l’esquisse de quelques traits canins ! Surnommé affectueusement « petite soussouille », le petit molosse de Maurice, un microchiroptère endémique de Maurice qui tapisse, avec ses congénères, certaines caves de l’île, est aujourd’hui en danger d’extinction. Une tragédie pour cette chauve-souris qui porte, sur ses minuscules épaules, des responsabilités écosystémiques vitales. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Son corps ne mesure pas plus de 7 cm, son poids à l’âge adulte ne dépasse pas les 8 g – soit l’équivalent d’une roupie ! La journée, ce poids plume niche dans des caves de lave choisies selon des critères rigoureux. Le soir, il plane dans les airs, se repérant, à la différence de sa cousine lointaine, la roussette noire, grâce à l’écholocalisation. « On ne le voit pas et on ne l’entend même pas, car il ne produit pas de son audible par l’oreille humaine », confie Ashmi Bunsy, doctorante en biologie de la conservation.

Cette dernière, passionnée de chauves-souris, consacre son doctorat à ce microchiroptère cavernicole encore méconnu des habitants de l’île, et dont le rôle écosystémique est souvent relégué aux oubliettes. Car, en effet, chaque nuit, le petit molosse s’attelle à la tâche gargantuesque de gober quelque 5 000 à 6 000 insectes. Outre les anophèles, susceptibles de transmettre le chikungunya ou la dengue, il raffole également d’insectes ravageurs des cultures agricoles, notamment celles de la banane, de la canne à sucre, de la pomme de terre ou encore du letchi. « Il remplit son rôle écologique gratuitement, dans le silence et le noir complet », souligne Ashmi.

Véritable atout environnemental, le petit molosse de Maurice est cependant menacé de toutes parts. Parmi les premiers dangers : la dégradation de son habitat. « Cette espèce est très fidèle à sa grotte et ne peut s’abriter dans n’importe quelle cave : il y a des paramètres stricts, comme la longueur et la taille qui pèsent dans la balance », dit-elle. Sur les 142 grottes répertoriées en 1998 à Maurice, seules 17 sont habitées par ce microchiroptère. Et l’état de ces dernières est plus que déplorable : transformées en dépotoirs, les déchets s’y amoncèlent, recouverts d’eaux usées – un malheur sans nom ! « Ces cavités abritent, en plus des petits molosses et des hirondelles, une biodiversité riche, dont de nombreux invertébrés qui n’ont même pas encore été étudiés par la science », rappelle Ashmi.

D’autres personnes s’arrogent également le droit de combler l’ouverture des caves, annihilant par la même occasion des colonies précieuses de chauves-souris. « Les petits molosses sont tellement fidèles à leur grotte qu’ils périssent avec elle », ajoute-t-elle. Usage outrancier de pesticides, pollution lumineuse et sonore, manque d’éducation… « Il n’existe même pas encore de cadre légal pour protéger les grottes à Maurice, ce qui est une aberration étant donné qu’elles sont classifiées comme zones sensibles du point de vue de l’environnement », s’insurge Ashmi. Si la situation semble affligeante, la jeune chercheuse a cependant de l’espoir : de plus en plus de voix s’élèvent, et elle est certaine qu’à terme, avec un peu de conscientisation et d’éducation, la population comprendra enfin le rôle environnemental crucial des cavernes… et des petits molosses !

À bride effacée

Les chevaux et l’île Maurice, c’est une belle histoire d’amour… Le plus ancien club hippique de l’hémisphère sud, le Mauritius Turf Club, fondé en 1812, est le témoin emblématique de cette passion indéfectible. Mais au-delà du sport et de l’équitation, une question essentielle demeure : de quoi un cheval a-t-il réellement besoin pour être bien ? Une question qui mérite d’être posée, alors que les besoins naturels de l’animal ne sont pas toujours pleinement pris en compte à Maurice. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Pour Elsa Granveau, ancienne championne de France de voltige établie à Maurice, la condition du cheval a encore un long chemin à faire sur l’île. Selon celle-ci, peu de centres équestres appliquent pleinement les règles de soin fondamentales au bien-être de ces majestueuses créatures. « Les chevaux font les frais de notre tendance à l’anthropomorphisme : on pense qu’en les mettant dans un box propre, tout seuls, avec trois repas par jour, ils seront heureux », dit-elle. Selon la Fédération Française d’Équitation, le bien-être équin doit absolument être vu sous le prisme des 3 F, un triptyque qui englobe le fourrage (Forage), la socialisation (Friends) et la liberté (Freedom). Une réalité encore lointaine à Maurice !

Elsa s’est plongée dans la biomécanique équine et alerte sur l’usage excessif des enrênements, des mors trop sévères ou encore des problématiques flashbands – des pratiques pouvant causer des dommages physiques importants. Selon elle, c’est la qualité de la relation qui prime. « Mes chevaux sont en bitless, montés à la voix et au poids du corps », explique-t-elle. Grande amoureuse de l’animal, Elsa déplore le traitement qui lui est parfois réservé sur l’île. « On ne prend pas un cheval juste pour monter dessus, on doit l’aimer, se sacrifier pour s’assurer qu’il est heureux ; c’est l’animal avant le sport », dit-elle.

Cette philosophie est partagée par Les Écuries de Mont Choisy. Si les règles de sécurité y sont strictement respectées, le bien-être est une condition non négociable. Situées au cœur du domaine de Mont Choisy, avec un accès direct à de grands espaces naturels et à la réserve, elles proposent une expérience qui dépasse le simple cours en carrière, allant des cours d’équitation aux balades dans le domaine, en passant par des activités pour enfants et familles. « Pour nous, l’équitation ne consiste pas uniquement à apprendre à monter : il s’agit aussi de comprendre le cheval, de le respecter et de créer une véritable relation avec lui », explique Emily Sanglé-Ferrière, Stable Executive.

Outre une alimentation de qualité, les équipes accordent une attention particulière à la santé, au comportement, aux soins et au temps de repos pour chaque cheval. Pour Emily, l’équilibre mental des animaux est tout aussi important que leur bien-être physique. « Nous veillons à ce qu’ils puissent passer du temps à l’extérieur, bouger librement et être en contact avec d’autres chevaux tout en profitant d’un environnement calme », poursuit-elle. Pour répondre pleinement aux besoins de leurs résidents, les Écuries ont décidé de construire de nouveaux paddocks. Il s’agit ici d’une véritable philosophie… « Nous voulons transmettre à nos cavaliers la passion du cheval, mais aussi l’importance de bien s’en occuper, de le respecter et de comprendre ses besoins », conclut-elle.

Happy Tails Sanctuary
Le refuge du bonheur

Amoureux de chiens et de leurs bisous baveux, vous serez servis ! Situé à Baie du Cap, Happy Tails Sanctuary, un refuge pour chiens, cultive une belle philosophie du bien-être canin et ouvre chaque jour ses portes aux cynophiles… Eugénie Sauzier-de Rosnay

Les murs de Happy Tails Sanctuary respirent le bonheur. Ses résidents à quatre pattes, sauvés de la rue, sont particulièrement amicaux, remuant la queue à tout va… ils sont, en somme, tout simplement heureux, et ça se voit ! Accueillant actuellement 128 chiens, le refuge propose des tours guidés de deux heures. « L’idée est que les gens viennent rencontrer nos résidents, connaître leur histoire, passer du temps et jouer avec eux, mais aussi comprendre la situation des chiens à Maurice », dit Nathalie Duthil-Cowham, fondatrice du sanctuaire.

Très apprécié des touristes, qui le découvrent parfois par hasard, ce tour est réservable via Airbnb Experiences et Tripadvisor – où le refuge affiche d’ailleurs la note maximale de 5/5 ! L’argent récolté est ainsi utilisé pour le bien-être des chiens du sanctuaire, mais aussi pour financer certaines campagnes de stérilisation à travers l’île. Véritable passionnée, rien ne met autant de baume au cœur de Nathalie que de rencontrer d’autres cynophiles… surtout quand certains, conquis, repartent avec un nouveau compagnon sous le bras !

www.happytailssanctuary.com

Esteti’Chien
L’adresse de toilettage ultime pour chien !

Situé au cœur de Vacoas-Phoenix, Esteti’Chien puise dans une expertise de plus de 15 ans pour offrir à ses clients un salon 2.0. Plus qu’un simple espace de toilettage, il propose des soins sur mesure, adaptés à chaque race. Eugénie Sauzier de Rosnay

Ici, pas de soins génériques : le salon propose une approche holistique du bien-être canin, alliant des compétences techniques professionnelles à des produits de classe mondiale. Après tout, chaque chien est unique, comme le dit Lovena N. Shanto, directrice du salon. « Des coupes aux ciseaux de précision et de la tonte hygiénique aux bains relaxants, nous fournissons des soins sur mesure, sans stress, qui respectent les standards de chaque race et les besoins individuels de chaque animal », dit-elle.

Utilisant les shampooings et revitalisants haut de gamme Bubbles Spain, le salon propose également ces produits dermatologiques à la vente. Et il ne s’arrête pas là ! Soucieux de la bonne santé de ses visiteurs, Esteti’Chien présente une belle gamme d’aliments pour chiens, reconnus pour leur qualité. La gamme Taste of the Wild, formulée sans céréales et avec de vraies viandes grillées, imite le régime ancestral du chien, tandis que Diamond Naturals propose des recettes enrichies en superaliments et probiotiques !

Tél. : +230 5740 9292 ou +230 5752 7070
FB : Esteti ‘Chien Mauritius
Instagram : @estetichiensalondetoilettage

Des pattes et des consciences !

Portée par Leyna et Jean-Baptiste, tous deux membres de l’ONG Ark Animal Rescue, la campagne éducative « Paws & Youth » a été lancée en 2025, notamment dans les écoles. Son ambition : sensibiliser les enfants à la situation des chiens errants à Maurice, mais aussi aux responsabilités qui accompagnent le fait d’en accueillir un. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Selon le recensement officiel, quelque 300 000 chiens errants vivraient aujourd’hui à Maurice – un chiffre vertigineux, mais plus saisissant encore lorsque l’on connaît la réalité qui se cache derrière ce constat. « La plupart de ces animaux ont un propriétaire ! », affirme Diane Thierry, sauveteuse et membre de l’ONG. Si certains se retrouvent à vagabonder parce que leur cour n’est pas clôturée, d’autres sont tout simplement abandonnés et livrés à eux-mêmes.

Cette situation constitue un véritable enjeu sociétal et sanitaire. Les chiens délaissés peuplent les villes et les villages, et peuvent parfois se montrer agressifs. Mais les comportements qui effraient l’humain ne surviennent pas sans raison : territorialité, protection, possessivité, peur, instinct social ou encore défense peuvent expliquer certaines réactions. « Il ne faut pas oublier que la vie peut être extrêmement difficile pour ces animaux : trouver de quoi boire et manger, un abri, éviter les maladies et les blessures, mais aussi faire face à la maltraitance… », souligne Diane.

C’est précisément sur ce changement de regard que mise « Paws & Youth ». En impliquant les jeunes générations, la campagne entend rappeler qu’un chien n’est pas un objet, mais un compagnon dont les besoins exigent un engagement à vie. « La mentalité doit changer à Maurice : les chiens ne sont pas faits pour être enchaînés, enfermés ou laissés à eux-mêmes… », estime-t-elle. Alimentation équilibrée, foyer sûr et aimant, exercice quotidien, attention, éducation et socialisation, toilettage, suivi vétérinaire, micropuçage et enregistrement, stérilisation… La liste est longue, et cette responsabilité ne doit surtout pas être prise à la légère.

Companions in Life

They fly through the night, gallop in the open air, wag their tails as we approach or quietly share our homes: animals are all around us. Wild or domestic, familiar or little-known, they all play a part in our everyday lives. This feature takes a closer look at them, exploring their needs, their vulnerability and, ultimately, what we owe them.

Silent Samaritans

It could easily be mistaken for a bulldog—at least from the shape of its head, with its faintly canine features. Affectionately nicknamed the ‘petite soussouille’, the Mauritius free-tailed bat, an endemic microbat that carpets some of the island’s lava caves alongside hundreds of its companions, is now facing extinction. A tragic prospect for a tiny creature that quietly shoulders an immense ecological responsibility.

Its body is no more than 7 cm in length, and even as an adult it weighs just 8 gabout the weight of a one-rupee coin. This featherweight spends its days roosting in carefully selected lava caves. By night, unlike its distant cousin, the Mauritian flying fox, it takes to the skies guided by echolocation. ‘You neither see nor hear it, because the sounds it produces are beyond the range of human hearing,’ explains Ashmi Bunsy, a PhD researcher in conservation biology.

Passionate about bats, Ashmi has devoted her doctoral research to this cave-dwelling microbat, a species still largely unknown to most Mauritians despite its invaluable ecological role. Every night, the Mauritius free-tailed bat undertakes the gargantuan task of devouring between 5,000 and 6,000 insects. As well as mosquitoes capable of transmitting chikungunya and dengue, it feasts on agricultural pests that attack crops such as bananas, sugar cane, potatoes and lychees. ‘It performs its ecological role free of charge, in complete darkness and total silence,’ she says.

Despite being one of Mauritius’ greatest natural allies, the Mauritius free-tailed bat is under threat from every direction. Chief among these is the degradation of its habitat. ‘This species is extremely faithful to its cave and cannot simply move into another one. It depends on very specific conditions, including the cave’s size and length,’ Ashmi explains. Of the 142 caves recorded in Mauritius in 1998, only 17 are home to this microbat today. Many have been turned into rubbish dumps, where piles of waste lie submerged in polluted watera heartbreaking sight. ‘Besides free-tailed bats and swallows, these caves harbour an extraordinary diversity of life, including numerous invertebrates that have yet to be studied by science,’ she adds.

Others take it upon themselves to block cave entrances, wiping out entire bat colonies in the process. ‘These bats are so faithful to their caves that they die with them,’ Ashmi says. Excessive pesticide use, light and noise pollution, and a lack of public awareness further compound the problem. ‘Mauritius still has no legal framework to protect its caves, which is astonishing given that they are recognised as environmentally sensitive areas,’ she says. Yet despite the challenges, the young researcher remains hopeful. As more voices join the call for conservation, she is convinced that, with greater awareness and education, people will eventually recognise the vital role played by these caves… and by the tiny bats that depend on them.

With the Bridle Set Aside

Horses and Mauritius share a long-standing love story… The Southern Hemisphere’s oldest horse-racing club, the Mauritius Turf Club, founded in 1812, stands as an emblem of this enduring passion. But beyond sport and riding, one essential question remains: what does a horse actually need to be well? It is a question worth asking, as the animal’s natural needs are not always fully taken into account in Mauritius.

For Elsa Granveau, a former French national vaulting champion now based in Mauritius, there is still a long way to go when it comes to equine welfare on the island. In her view, few riding centres fully adhere to the fundamental care principles needed to ensure these majestic animals’ well-being. ‘Horses are often victims of our tendency to anthropomorphise them: we think that if we put them in a clean stable, on their own, and give them three meals a day, they will be happy,’ she says. According to the French Equestrian Federation, equine welfare should be viewed through the lens of the three Fs: Forage, Friends and Freedom. A reality that is still some way off in Mauritius.

Elsa has delved deeply into equine biomechanics and warns against the excessive use of auxiliary reins, overly severe bits and flashbands, all of which can cause significant physical harm. For her, the quality of the relationship is what matters most. ‘My horses are bitless, and I ride them using my voice and my body weight,’ she explains. A true animal lover, Elsa deplores the treatment horses are sometimes subjected to on the island. ‘You do not take on a horse simply to ride it; you have to love it and make sacrifices to ensure that it is happy. The animal comes before the sport,’ she says.

This philosophy is shared by Les Écuries de Mont Choisy. While safety rules are strictly observed, animal welfare is non-negotiable. Set in the heart of the Mont Choisy estate, with direct access to large natural areas and the reserve, the stables offer an experience that goes beyond a simple riding lesson in the arena, from riding classes and estate rides to activities for children and families. ‘For us, riding is not simply about learning how to ride: it is also about understanding the horse, respecting it and building a genuine relationship with it,’ explains Emily Sanglé-Ferrière, Stable Executive.

Alongside a quality diet, the team pays close attention to each horse’s health, behaviour, care and rest. For Emily, their mental well-being is just as important as their physical health. ‘We make sure they have time outdoors, can move freely and spend time with other horses while enjoying a calm environment,’ she continues. To fully meet the needs of their residents, the stables have decided to build new paddocks. It is, ultimately, a philosophy… ‘We want to pass on our passion for horses to our riders, but also show them the importance of caring for them properly, respecting them and understanding their needs,’ she concludes.

Happy Tails Sanctuary
A Happy Place for Dogs

Dog lovers—and fans of slobbery kisses—will be in their element! Located in Baie du Cap, Happy Tails Sanctuary is a dog shelter with a strong focus on canine welfare, opening its doors every day to those who simply love dogs.

Happiness seems to radiate from the walls of Happy Tails Sanctuary. Its four-legged residents, rescued from the streets, are wonderfully friendly, wagging their tails at every opportunity… in short, they are simply happy, and it shows! Currently home to 128 dogs, the sanctuary offers two-hour guided tours. ‘The idea is for people to come and meet our residents, learn their stories, spend time with them and play, but also understand the situation facing dogs in Mauritius,’ says Nathalie Duthil-Cowham, founder of the sanctuary.

Particularly popular with tourists, who sometimes stumble upon it by chance, the tour can be booked through Airbnb Experiences and Tripadvisor—where the sanctuary has an impressive five-star rating. The money raised goes towards the dogs’ welfare, as well as funding sterilisation campaigns around the island. A true dog lover herself, nothing makes Nathalie happier than meeting fellow canine enthusiasts… especially when some are so smitten that they leave with a new four-legged companion!

http://www.happytailssanctuary.com

Esteti’Chien
The Ultimate Dog Grooming Destination!

Located in the heart of Vacoas-Phoenix, Esteti’Chien draws on more than 15 years of expertise to offer its clients a next-generation grooming salon. More than just a place for grooming, it provides tailored treatments suited to every breed.

Forget one-size-fits-all treatments: the salon takes a holistic approach to canine wellbeing, combining professional technical expertise with world-class products. After all, every dog is unique, says Lovena N. Shanto, the salon’s director. ‘From precision scissor cuts and hygienic trims to relaxing baths, we provide personalised, stress-free grooming that respects each breed’s standards and the individual needs of every dog,’ she explains.

Using premium Bubbles Spain shampoos and conditioners, the salon also offers the brand’s dermatological products for sale. And it doesn’t stop there! With the health and wellbeing of its four-legged visitors in mind, Esteti’Chien also stocks a carefully selected range of high-quality dog food. Taste of the Wild, made without grains and featuring real roasted meats, takes inspiration from a dog’s ancestral diet, while Diamond Naturals offers recipes enriched with superfoods and probiotics.

Tel. : +230 5740 9292 ou +230 5752 7070
FB : Esteti ‘Chien Mauritius
Instagram : @estetichiensalondetoilettage

Paws and Principles

Led by Leyna and Jean-Baptiste, both members of the NGO Ark Animal Rescue, the educational campaign ‘Paws & Youth’ was launched in 2025, including in schools. Its aim is to raise children’s awareness of the situation facing stray dogs in Mauritius, while also highlighting the responsibilities that come with welcoming a dog into your home. Eugénie Sauzier-de Rosnay

According to the official census, some 300,000 stray dogs are currently living in Mauritius—a staggering figure, made even more striking by the reality behind it. ‘Most of these animals actually have an owner!’ says Diane Thierry, a rescuer and member of the NGO. While some end up roaming because their yards are not properly fenced, others are simply abandoned and left to fend for themselves.

This situation is a genuine social and public health issue. Abandoned dogs are found throughout towns and villages and can sometimes display aggressive behaviour. But the behaviours that frighten people do not occur without reason: territoriality, protection, possessiveness, fear, social instincts and self-defence can all explain certain reactions. ‘We must not forget how difficult life can be for these animals: finding food and water, sheltering from the elements, avoiding illness and injury, while also dealing with abuse…’ Diane points out.

It is precisely this change in perspective that ‘Paws & Youth’ seeks to encourage. By involving younger generations, the campaign aims to remind them that a dog is not an object, but a companion whose needs require a lifelong commitment. ‘The mindset in Mauritius needs to change: dogs are not meant to be chained up, confined or left to fend for themselves…’ she says. A balanced diet, a safe and loving home, daily exercise, attention, training and socialisation, grooming, veterinary care, microchipping and registration, sterilisation… The list of their needs is long, and this responsibility should never be taken lightly.

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