Ceux qui aiment les bonnes émissions culturelles et la radio connaissent Reza Dulymamode, sa sensibilité et sa voix si radiophonique… Mais ses amis savent aussi qu’il passe régulièrement de l’autre côté du micro pour, comme il dit, « aller au bout de ses rêves ». Ce mois-ci, il en présente une pièce maîtresse avec la sortie de Violent winds of Jupiter. Dominique Bellier
2026 est peut-être l’année de tous les possibles pour Reza Dulymamode, qui compose des poésies depuis quelques mois, peaufine un roman avec un co-auteur, tourne des clips pour ses singles et rejoint parfois son ami Jérémie Sulpis pour monter leurs poèmes-vidéos sur la chaîne « Les Nouveaux Spaghettis », dont le nom témoigne autant de leur sens de l’humour que de leur amour immodéré des westerns de Sergio Leone.
Ce fan de rock indépendant et de Mark Oliver Everett place The Wall, l’opéra-rock de Pink Floyd, au firmament de la création musicale. Alors, il a voulu, pour son album, lui aussi raconter l’histoire d’un personnage. Chacune des 17 chansons de Violent Winds of Jupiter explore une facette des pensées et sentiments qui traversent un homme, amoureux d’une femme inaccessible. Le chanteur a su se donner le temps avec son complice, le musicien et producteur Dylan Gooriah, pour mettre ces tourments en musique.
« Dried kiwis and tangerine », le premier single sorti il y a quelques semaines, donne le la. Quand on n’a que ces fruits en contrepartie d’un amour infini, que ressent-on ? Le désir et les espoirs, la tristesse et les désillusions, la colère et les questionnements : tout cela peut avoir l’effet d’une tempête jupitérienne quand on aime intensément… « Sanctuary Part 1 », le deuxième single traduit les moments de grâce près de l’être aimé. « Fashion Magazine », « Ray of Sunshine », « Waiting for you »… autant de textes sincères, directs, portés par une voix touchante et chaleureuse.
