Uniciti Education Hub en remplacement au Medine Education Village, né en janvier 2018, intégré à la Smart city de Médine est né d’un objectif, celui de la création d’un écosytème autour de la connaissance.

Les 1700 étudiants qui évoluent dans le pôle éducatif supérieur de Médine, devraient, selon les objectifs du Master Plan 2005-2025 établi par le groupe atteindre le chiffre de 5000 à terme. L’histoire de la formation supérieure chez Médine remonte à 2013, année où l’école Vatel, référence internationale pour la formation du management hôtelier, s’implante sur le Medine Education Village, à Pierrefonds. Préparant en 1er cycle, au Bachelor Vatel – International Hotel Management – et en second cycle, au MBA Vatel – International Hotel Management – l’école qui a su tisser des liens étoits avec ses partenaires hôteliers a formé en une décennie, 1000 étudiants en affichant 90% de réussite. Puis c’est au tour de Supinfo, qui s’implante sur le même site en 2014. Dans cette mouvance de création d’un campus universitaire, le concept de l’International Campus for Sustainable and Innovative Africa (ICSIA) a pris forme. On trouve sous cette entité grandes écoles et universités françaises: Paris 2 Panthéon-Assas ouvert depuis 2015 – délivrant un Master en droit -, l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture (ENSA) de Nantes, l’Ecole Centrale de Nantes – ouvertes depuis 2016 pour l’obtention d’un Bachelor -, l’ESSEC et ESCP Europe, « des institutions répondant aux critères de qualité, d’excellence et de pluridisciplinarité », appuie Steena Kistnen, directrice générale de Médine Education. Sur la population estudiantine inscrite dans les différentes institutions chapeautées par Médine, – la dernière étant la Middlesex University, fréquentée par de nombreux Nigériens et ouverte depuis septembre 2017 -, 40% sont Africains, aux côté d’Indiens, de natifs des pays du Golfe et de Français, nombreux chez Vatel grâce au programme de mobilité Marco Polo.

Former des étudiants africains pour l’Afrique

L’insuffisance de l’offre des programmes de niveau postuniversitaire pour 800 000 étudiants africains annuels, les pousse chaque à partir vers l’étranger pour étudier. Médine qui «recrute»  principalement au Kenya, Tanzanie, Ethiopie, et Madagascar de par la proximité géographique, procède sur la base d’un ciblage des meilleures écoles. Car il s’agit de l’ambition première de Médine à travers son pole ICSIA: former des étudiants africains pour l’Afrique. Inutile de préciser qu’accèdent aux écoles et universités françaises uniquement les meilleurs, les étrangers comme les Mauriciens, ces derniers en général placés juste derrière les lauréats détenteurs de bourses qui choisissent toujours de partir étudier ailleurs.

Etre moins cher à qualité égale d’enseignement est le principal argument avancé par Médine pour séduire les étudiants étrangers, avec un coût annuel moyen de 7000 euros, inférieur à l’offre équivalente en Europe. Si ce n’est un financement familial ou bancaire, les plus talentueux sont repérés et bénéficient alors de bourses constituées à partir de campagne de levées de fonds auprès de grands groupes privés.

Des levées de fonds pour créer des bourses

Sur l’année 2015-2016, plus de 800 000 euros ont été levés pour profiter à une vingtaine d’étudiants sur un cursus de quatre ans. Médine en a soutenu 15 entrés à Paris 2 Panthéon-Assas et à l’Ecole Centrale, l’Oréal Afrique a financé trois Kényans de l’Ecole Centrale. Ces étudiants investis tout à la fois d’une formation de qualité et de la connaissance des subtilités de leurs pays intéressent les grands groupes internationaux ancrés en Afrique. Une façon d’hypothéquer sur leurs futurs besoins. Le prochain objectif de Médine à partir de 2019 vise à déménager le Uniciti Education Hub de Pierrefonds vers le campus de Cascavelle. Ce dernier devrait dans un futur proche accueillir aussi l’Université de Paris-Descartes pour les filières médecine et pharmacie et des écoles spécialisées dans l’agronomie et le digital. Avec la récente implantation de SPARC, un périmètre de 58 000m2 dédié aux activités sportives et de loisirs, Médine est en phase de boucler la boucle: soit, non pas offrir aux jeunes la seule possibilité d’un parcours académique, mais surtout d’inscrire la jeunesse dans un parcours de vie. La formule séduit compte tenu de la progression des étudiants inscrits dans les programmes de Paris 2 Panthéon-Assas, l’Ecole Centrale de Nantes, l’ENSA, SUPINFO et l’ESCP Europe. De 68 étudiants inscrits sur l’année 2015 – 2016, ils sont passés à 245 sur l’année 2017-2018, ce qui correspond à une progression de 260%.

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