Le rebond de la fauvette et du foudi de Rodrigues

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Les protecteurs de la biodiversité rodriguaise ont vécu une heureuse fin d’année avec le reclassement favorable, en octobre, des deux derniers oiseaux endémiques du pays sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Dans les années soixante, le foudi et la fauvette frôlaient l’extinction. De nos jours, on les voit en ville, dans les jardins et les forêts. Dominique Bellier

La fauvette et le cardinal jaune de Rodrigues sont passés en octobre du statut d’espèce « quasi-menacée » à « de préoccupation mineure ». Les efforts conjugués de la Mauritian Wildlife Foundation, des services forestiers et des naturalistes locaux ont porté leurs fruits après des années d’observation et de réhabilitation forestière. Ils sont sauvés, mais les spécialistes restent vigilants… Rodrigues a déjà perdu 10 oiseaux endémiques.

Estimée à une trentaine dans les années 70, la population de fauvettes est passée à 25 000 aujourd’hui. Le foudi ou cardinal jaune ne comptait plus que douze individus au début des années 70. Ils sont environ 20 000 aujourd’hui. La protection des bassins versants et la plantation de forêts indigènes expliquent cette recrudescence.

Unique dans les Mascareignes, la fauvette mesure 13 cm, et trouve ses insectes et invertébrés préférés dans les fourrés. Le pic de reproduction advient en avril. Madame pond deux œufs qu’elle couve pendant 18 jours avant l’envol des oisillons. Les naturalistes surveillent leurs sites de nidification depuis 2009.

Comme notre cardinal, le foudi ou serin rodriguais est curieux et bavard. On le reconnaît à son « tchip tchip – tchip tchip » et au jaune éclatant des mâles. La nidification est observée de juillet à septembre, en novembre, février et mars. Cet oiseau très vif s’alimente d’insectes volants ou rampants, de graines et fruits, et surtout de nectar…

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