Rahul Suntah revient au Caudan Arts Centre le 5 août prochain pour Fantasia II après le succès de la première édition l’an dernier. Il interprètera les morceaux de son premier album à paraître en septembre sur les plates-formes. Ce MacGyver du piano, passionné de musiques de films, se sert de l’instrument pour abattre les murs entre les styles… Dominique Bellier
Rahul Suntah est un pianiste talentueux, féru de technologies et de bandes originales pour le cinéma, tant et si bien que ses solos se font à guichet fermé, et que ses enregistrements cumulent des millions de vues et plus de 100 000 abonnés sur les réseaux sociaux… Il se sert du piano en homme-orchestre, exploitant ses propriétés percussives en frappant ses parois, y ajoutant le synthétiseur et divers logiciels pour amener d’autres instruments ou ornementer le jeu avec une base rythmique ou harmonique, grâce à la technique du looping, qui répète une séquence enregistrée. Pour modifier les sonorités, il s’inspire aussi du « piano préparé » de John Cage, en plaçant divers objets entre les cordes.
Tout comme il étend les possibilités du piano par ses techniques de jeu et le recours à l’électronique, il mélange les genres… Sa souplesse et sa polyvalence lui permettent d’enchaîner morceaux classiques et chansons populaires, electronic dance music et sega, rock, jazz, R&B et mélodies bollywoodiennes, comme Saiyaara ou Gulabi Aankhen. En début d’année, il a accompagné le chanteur Rajesh Panwar à Maurice et repart bientôt en Inde. S’il joue volontiers Hans Zimmer ou Alan Silvestri pour les musiques de film, ou Michael Jackson pour la pop, plus près de chez nous, son cœur penche pour Dodo Baba de Sky to be ou encore Li tourne d’Alain Ramanisum. En classique, sa préférence va aux sonates de Beethoven, et sa réinterprétation de La Lettre à Élise est décoiffante !







