AccueilFocusSemer pour demain

Semer pour demain

À l’approche de la Journée mondiale de l’épargne, le constat pique : taux d’épargne des ménages en berne, pouvoir d’achat érodé… Mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre ! De la gestion de patrimoine à l’unit-linked, en passant par les offres bancaires, les experts de ce dossier vous aident à faire fructifier votre argent… ou à cultiver un avenir plus durable !

Épargne : le grand décrochage

Selon Statistics Mauritius, l’épargne domestique rapportée au produit intérieur brut (PIB) aurait chuté de 22,4 % en 2004 à 10,7 % en 2021, avant de remonter à 17,3 % en 2025 – un rebond porté par les entreprises plutôt que les ménages. Particulièrement parlants, ces chiffres font écho à la réputation de petits épargneurs des Mauriciens… Eric Ng Ping Cheun, économiste et conseiller principal du ministère des Finances, décrypte la tendance. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Qu’est-ce qui explique un taux d’épargne si bas ?

Les ménages ont, à Maurice, tendance à puiser dans leurs économies pour maintenir le niveau réel de leurs dépenses face à la hausse des prix. Nous sommes devenus une société de consommation. Contrairement aux années 1980, les Mauriciens ont perdu le sens de l’épargne et consomment de façon outrancière, et même à crédit. Cela s’est accentué avec la création monétaire (money printing) effectuée il y a quelques années.

Y a-t-il une différence marquée selon les générations ?

Oui, notamment entre baby-boomers et générations postindépendance. Nos parents ne se pressaient pas d’acheter : leur préférence pour le présent était faible. Nos jeunes veulent tout, tout de suite. Les aspirations ont grandi avec le mode de vie, et le budget penche désormais vers les services, surtout les TIC. L’effet cliquet, démontré par James Duesenberry, joue aussi : même en récession, la consommation résiste à la baisse. Quand on s’habitue à un niveau, on ne veut plus le réduire, mais le rehausser. L’imitation et l’émulation pèsent lourd, chez jeunes et moins jeunes.

Qu’est-ce qui pousserait un ménage mauricien moyen à mettre de côté chaque mois ?

Un taux d’intérêt plus attrayant. Celui-ci récompense le fait qu’on renonce à une consommation présente au profit d’une consommation future : c’est le prix du temps. Nominalement, il doit dépasser l’inflation attendue, sinon celle-ci grignote l’épargne et le pouvoir d’achat : autant dépenser maintenant, car les produits coûteront plus cher demain.

Votre conseil pour mieux épargner ?

Ne jamais vivre au-dessus de ses moyens. On peut très bien s’endetter pour construire ou acheter une maison, qui est un bien durable, mais pas pour se procurer des biens de consommation courants. Il convient toujours de mettre de côté des économies afin de faire face à des dépenses imprévues. Vivre, c’est savoir s’adapter aux incertitudes de la vie.

Expatriés à Maurice
Les clefs pour bien penser son patrimoine

Jonglage entre les devises, investissements, immobilier, transmission… L’expatriation peut vite devenir un casse-tête financier, si on n’est pas bien accompagné ! Sharmila Harel et Alexia Westwood, toutes deux gestionnaires de clientèle privée chez Necker Finance Mauritius, expliquent pourquoi bâtir un patrimoine structuré avant de poser ses valises évite bien des écueils. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Pourquoi se constituer un portefeuille structuré ?

Pour donner un rôle précis à chaque partie du patrimoine : besoins courants, projets, revenus complémentaires pour la retraite. Nous définissons d’abord l’horizon d’investissement, les besoins de liquidité et le niveau de risque acceptable selon le profil de chaque client. La diversification entre classes d’actifs, zones géographiques et devises limite les concentrations et permet de garder le cap quand les marchés deviennent volatils. Un principe essentiel consiste à n’investir en actions que des sommes dont on n’aura pas besoin à court terme, les dépenses proches étant couvertes par une réserve de liquidités. Selon le profil, une poche obligataire adaptée, notamment en matière de qualité des émetteurs et d’échéances, peut également occuper une place significative.

Qu’est-ce qui explique la stabilité de Maurice comme place financière ?

Il y a un cadre de supervision établi : la Bank of Mauritius encadre les banques, la Financial Services Commission les services financiers non bancaires. Maurice a aussi développé un écosystème tourné vers l’international, rompu aux opérations transfrontalières. Comme toute économie ouverte, elle reste exposée aux chocs extérieurs, aux variations de change et aux contraintes budgétaires, d’où l’importance d’une gestion patrimoniale diversifiée, même quand on s’y installe durablement.

La stratégie est-elle différente selon qu’on s’installe trois à cinq ans ou durablement ?

Oui, surtout pour la liquidité et les devises. Pour trois à cinq ans, il faut anticiper un retour au pays d’origine ou une nouvelle expatriation et les dépenses subséquentes : logement, scolarité, installation, reprise d’activité… Une installation durable fait passer au premier plan les revenus réguliers, la retraite et la transmission. Les contrats d’assurance-vie luxembourgeois peuvent alors être un outil intéressant pour organiser l’épargne à long terme et préparer sa transmission, selon la situation du client et les règles de ses pays de résidence successifs.

Quels sont les pièges moins évidents que la fiscalité ?

Le décalage entre les devises des revenus, de l’épargne et des dépenses : une famille peut percevoir une pension en euros, vivre en roupies et financer des études en dollars. La devise d’un emprunt doit correspondre à celle des revenus qui le rembourseront. Il faut aussi examiner ensemble crédits, biens immobiliers et placements détenus dans différents pays, et vérifier la compatibilité des comptes et contrats avec la nouvelle résidence. Un permis de résidence ne détermine pas, à lui seul, la résidence fiscale. Des droits de succession peuvent par exemple rester dus en France selon la localisation des biens et la résidence fiscale des héritiers.

Comment articuler l’immobilier local avec une stratégie plus large ?

L’acquisition immobilière accompagne souvent un projet de vie ici, à condition d’en mesurer le poids dans le bilan global. Quand logement, revenus et capital sont concentrés dans un même pays, l’exposition à l’économie locale devient significative, sans oublier frais d’acquisition, charges et délais de revente. Un portefeuille diversifié peut compléter cet investissement et une épargne disponible préserve la marge de manœuvre en cas de projet ou imprévu. L’objectif est de profiter pleinement de son installation tout en conservant la souplesse nécessaire pour faire évoluer ses projets.

Quelles implications pour la succession ?

Le changement de résidence justifie une revue de l’organisation successorale : résidence habituelle, nationalité, régime matrimonial et localisation des biens peuvent intervenir dans l’analyse. Il faut vérifier les droits du conjoint et des enfants, la cohérence des testaments et les clauses bénéficiaires des assurances-vie, surtout pour une famille française dont les enfants ou une partie des biens restent en France.

Quelle est l’erreur la plus fréquente ?

Décider sans vision d’ensemble. Une acquisition immobilière, une conversion de devises ou un transfert d’épargne semblent pertinents isolément, mais leur combinaison crée une concentration excessive ou un manque de liquidité. D’où notre recommandation d’un bilan réunissant actifs, dettes, revenus et besoins familiaux, à Maurice comme à l’étranger.

Illustration of people with nature resources

Green Loan
Donner de la place au vert

À l’heure où chaque goutte d’eau et chaque kilowatt d’énergie fossile compte et pèse lourd dans la balance, si nous apprenions à mieux utiliser les ressources naturelles ? Avec la pluviométrie et l’abondance du soleil mauricien, il est possible de devenir moins dépendant et de réduire nos dépenses mensuelles tout en contribuant à construire un avenir plus durable. Retour sur le Green Loan de la MCB, une solution flexible qui apporte du vert à vos projets ! Eugénie Sauzier-de Rosnay

Panneaux photovoltaïques en on-grid ou en off-grid pour produire sa propre électricité, chauffe-eau solaire pour réduire la quantité d’électricité nécessaire au chauffage de l’eau et, par conséquent, ses dépenses énergétiques, système de récupération d’eau de pluie pour collecter et stocker cette précieuse ressource… Autant d’aménagements qui, même s’ils sont rentables sur le long terme, demandent un investissement de départ qui peut être conséquent.

Grâce au Green Loan de la MCB, le rêve peut vite devenir réalité. Finançant jusqu’à 100 % des coûts d’acquisition et d’installation admissibles, sous réserve de remplir les critères d’éligibilité, ce prêt est remboursable sur une période de 10 à 15 ans selon approbation. Le plus : la MCB propose aussi, pour les clients souscrivant au Green Loan, des remises spéciales de 5 à 15 % auprès de fournisseurs agréés !

Pour bénéficier d’un Green Loan, rien de plus simple ! Il suffit de se rendre en agence ou de contacter un conseiller pour faire une demande. L’éligibilité du dossier sera ensuite vérifiée avant l’étude et l’approbation de la demande. À la réception de l’approbation, les documents sont préparés et, après signature du contrat, les fonds sont décaissés pour finaliser l’achat. Et pour ceux qui possèdent déjà un Home Loan, sachez que les deux ne s’excluent pas !

BCP Bank (Mauritius)
La finance à visage humain

On l’imagine froide, faite de chiffres et de guichets… Et si la banque 2.0 était celle qui mettait l’humain au cœur de son approche ? Avec son concept de « boutique banking », BCP Bank (Mauritius) aborde les services financiers à travers le prisme de la chaleur humaine et du lien. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Tout commence par la relation. « Avec Signature by BCP Bank (Mauritius), chaque client dispose d’un conseiller attitré, qui connaît son parcours, ses objectifs financiers et son rythme de vie », dit Virginie Constant, directrice de la gestion privée, pour décrire cette offre qui combine habilement exclusivité, discrétion et accompagnement. Une proximité qui ouvre la voie à des solutions complètement personnalisées, quel que soit le besoin : épargne en devises locales ou étrangères, financement immobilier, structuration du patrimoine… Car la gestion de patrimoine est avant tout une affaire de confiance, qui se tisse au fil des conversations et des étapes de la vie d’un client, permettant au conseiller de mieux le guider dans ses décisions.

Pour Virginie, le patrimoine raconte une histoire qu’il convient de comprendre dans son intégralité, et qu’on accompagne sans en figer le cours. L’agilité à saisir cette histoire et à la faire évoluer est essentielle, notamment parce que les enjeux en matière de gestion et de structuration sont multiples : cohérence d’abord, entre plusieurs environnements, puis anticipation de réglementations fiscales en constante mutation, et protection du capital dans un contexte plus incertain que jamais… Pour parer les coups, la meilleure solution reste, selon Virginie, la diversification entre classes d’actifs, devises et zones géographiques !

Cette proximité s’étend au-delà du portefeuille : le conseiller peut aussi aider à concilier les attentes lorsqu’il s’agit de transmettre, entre des parents attachés à la sécurité de l’immobilier et des enfants en quête de flexibilité. « La transmission est sans doute l’acte patrimonial le plus personnel et complexe qui soit. L’anticiper, c’est s’assurer que ce que l’on a construit au fil d’une vie reviendra à ceux que l’on a choisis, dans les meilleures conditions, et éviter de laisser derrière soi des situations complexes à démêler », confie-t-elle.

Forte de son implantation panafricaine et de son ouverture internationale, avec une présence dans 32 pays dont 18 africains, BCP Bank (Mauritius) s’appuie également sur les forces du Groupe Banque Central Populaire et sur un réseau de partenaires spécialisés pour penser les solutions les plus adaptées à chacun de ses clients, où qu’ils soient. Et au bout de cette chaîne ? Un visage qui reste le même : celui du conseiller, qui guide ses clients sur place ou à distance. Écouter, comprendre, expliquer, accompagner : après tout, la signature de BCP Bank n’est-elle pas « Inspiré par vous » ?

Épargner, investir… et se protéger !

À mi-chemin entre épargne et investissement, les plans « unit-linked » séduisent de plus en plus d’épargnants en quête de rendement et de diversification. Le plus ? Cette solution intègre également une assurance-vie ! Fabrice Laroche-Coralie, General Manager de MUA Life, fait le point sur ce plan qui gagne du terrain. Eugénie Sauzier-de Rosnay

Ni simple assurance-vie, ni simple produit d’épargne : le plan « unit-linked » combine les deux ! « Il permet de rechercher un potentiel de rendement sur le long terme, en choisissant le fonds adapté à son profil », explique Fabrice. Ainsi, selon leur goût du risque, les souscripteurs peuvent choisir un fonds défensif – pour plus de sécurité et de stabilité – ou accepter davantage de fluctuations en optant pour un fonds équilibré ou dynamique, des solutions qui comportent un potentiel de rendement plus élevé, contre une exposition aux marchés.

« La contrepartie de ce type de plan est que la valeur de l’épargne peut monter ou baisser : le client peut donc récupérer moins que les sommes investies, notamment s’il doit retirer son argent à un mauvais moment », précise-t-il. Tout dépend, selon Fabrice, de l’objectif du client, du temps dont il dispose et de sa capacité à accepter les fluctuations. « Un horizon long aide généralement à traverser les périodes de baisse », dit-il. Investi en actions, en obligations ou dans une combinaison de plusieurs types de placements, chaque fonds a sa propre stratégie et son propre niveau de risque.

Si cette solution peut s’avérer souple selon le plan souscrit, il reste que le client doit néanmoins s’impliquer dans son choix : comparaison des fonds, compréhension des frais et des risques, conditions pour un retrait avant échéance… « L’essentiel est vraiment qu’il choisisse en connaissance de cause », souligne Fabrice. Pour ce dernier, l’erreur la plus fréquente chez les nouveaux clients : se focaliser sur les rendements passés et oublier que la valeur peut aussi baisser. « Les performances passées ne garantissent pas les performances futures », rappelle Fabrice.

Sowing for Tomorrow

With World Savings Day approaching, reality bites: household savings rates flagging, purchasing power eroded… But it is never too late to get started! From wealth management to unit-linked plans, via banking products, the experts in this special feature help you grow your money… or cultivate a more sustainable future!

Savings: The Great Slide

According to Statistics Mauritius, domestic savings fell from 22.4% of GDP in 2004 to 10.7% in 2021, then recovered to 17.3% in 2025, a rebound driven by companies, not households. Eric Ng Ping Cheun, economist and senior adviser to the Ministry of Finance, unpicks a trend that bears out Mauritians’ reputation as modest savers.

Why is the savings rate so low?
Households tend to dip into their savings to keep up their real spending as prices rise. Unlike in the 1980s, Mauritians have lost the habit of saving and spend excessively, even on credit. Money printing a few years ago made matters worse.

Is there a marked difference between generations?
Yes. Our parents were in no rush to buy; young people want everything, and they want it now. Budgets now lean towards services, especially ICT. The ratchet effect, identified by James Duesenberry, also plays a part: even in a recession, consumption resists falling. Once used to a certain level, people want to climb higher, not cut back.

What would persuade the average Mauritian household to save every month?
A more attractive interest rate, which rewards giving up spending today for spending tomorrow: it is the price of time. The rate must exceed expected inflation. Otherwise, inflation eats away at savings and purchasing power: better to spend now, as everything will cost more tomorrow.

Your advice on how to save better?
Never live beyond your means. It is fine to borrow to build or buy a home, a lasting asset, but not for everyday consumer goods. Always set aside savings for unexpected expenses. Living means knowing how to adapt to life’s uncertainties.

Expats in Mauritius
The Keys to Sound Wealth Planning

Juggling currencies, investments, property, inheritance… Life as an expat can quickly become a financial headache if you do not have the right support! Sharmila Harel and Alexia Westwood, both private client managers at Necker Finance Mauritius, explain why putting your wealth on a structured footing before you unpack your bags can save you a great deal of trouble.

Why build a structured portfolio?
To give each part of your wealth a clear purpose: day-to-day needs, future projects, additional retirement income. We begin by defining the investment horizon, liquidity needs and acceptable level of risk for each client. Diversifying across asset classes, regions and currencies limits concentration and helps you stay the course when markets become volatile. One essential principle is to invest in equities only money you will not need in the short term, with upcoming expenses covered by a cash reserve. Depending on the investor’s profile, a suitable bond allocation, chosen with care for issuer quality and maturities, can also play a significant role.

What explains Mauritius’s stability as a financial centre?
It has a well-established supervisory framework: the Bank of Mauritius oversees the banks, while the Financial Services Commission regulates non-bank financial services. Mauritius has also developed an internationally minded ecosystem, well versed in cross-border transactions. Like any open economy, though, it remains exposed to external shocks, currency movements and budgetary constraints, which is why a diversified approach to wealth management matters, even for those settling here for the long term.

Does the strategy differ depending on whether you settle for three to five years or for good?
Yes, above all when it comes to liquidity and currencies. If you are here for three to five years, you need to plan for a possible return to your home country or another move abroad, and the costs that follow: housing, schooling, setting up home, restarting a career… A long-term move brings regular income, retirement and inheritance planning to the fore. Luxembourg life insurance contracts can then be a useful tool for organising long-term savings and preparing for succession, depending on the client’s circumstances and the rules in each country of residence.

What are the less obvious pitfalls beyond tax?
The mismatch between the currencies of your income, savings and spending: a family may receive a pension in euros, live in rupees and pay tuition fees in dollars. The currency of a loan should match that of the income that will repay it. It is also important to look at loans, property and investments held in different countries together, and to check that accounts and contracts are compatible with your new place of residence. A residence permit does not, on its own, determine tax residence. Inheritance tax may for instance also remain payable in France, depending on where the assets are located and where the heirs are tax resident.

How does local property fit into a broader strategy?
Buying property often goes hand in hand with a life project here, provided you weigh its share of your overall wealth. When your home, income and capital are all concentrated in one country, your exposure to the local economy becomes significant, not to mention purchase costs, running costs and the time it can take to sell. A diversified portfolio can complement the investment, while accessible savings preserve some room for manoeuvre for new projects or the unexpected. The aim is to enjoy your new life to the full while keeping the flexibility to adapt your plans.

What should you consider when it comes to inheritance?
A change of residence calls for a review of your estate planning: habitual residence, nationality, marital property regime and the location of assets can all come into the analysis. You need to check the rights of your spouse and children, the consistency of your wills and the beneficiary clauses of your life insurance policies, especially for French families whose children or part of whose assets remain in France.

What is the most common mistake?
Making decisions without the big picture. A property purchase, a currency conversion or a transfer of savings can each look sensible in isolation, yet together they create excessive concentration or a lack of liquidity. That is why we recommend taking stock of your assets, debts, income and family needs, in Mauritius and abroad.

Illustration of people with nature resources

Making Room for Green

At a time when every drop of water and every kilowatt of fossil energy counts, should we not be making better use of our natural resources? With Mauritius’s rainfall and abundant sunshine, we can become less dependent, cut our monthly outgoings and help build a more sustainable future at the same time. We take a closer look at MCB’s Green Loan, a flexible solution that brings a touch of green to your projects!

Solar panels, either on-grid or off-grid, to generate your own electricity; a solar water heater to cut the electricity needed to heat water, and with it your energy bills; a rainwater harvesting system to collect and store this precious resource… Such installations pay for themselves in the long run, but the initial outlay can be considerable.

With MCB’s Green Loan, that dream can quickly become a reality. The loan covers up to 100% of eligible purchase and installation costs, subject to meeting the eligibility criteria, and is repayable over 10 to 15 years, subject to approval. And there is a bonus: customers who take out a Green Loan also enjoy special discounts of 5 to 15% from approved suppliers!

Applying could not be simpler. Just pop into a branch or contact an adviser to make your request. Your application is first checked for eligibility, then reviewed and approved. Once approval comes through, the paperwork is prepared and, after you sign the contract, the funds are released so you can complete your purchase. And if you already have a Home Loan, good news: the two are not mutually exclusive!

BCP Bank (Mauritius)
Finance with a Human Touch

We tend to picture banks as cold, all figures and counters… But what if the bank of the future put people at the heart of its approach? With its ‘boutique banking’ concept, BCP Bank (Mauritius) approaches financial services through the lens of warmth and connection.

It all starts with the relationship. ‘With Signature by BCP Bank (Mauritius), every client has a dedicated adviser who knows their background, financial goals and pace of life,’ says Virginie Constant, head of private banking, describing an offer that skilfully combines exclusivity, discretion and support. That closeness paves the way for personalised solutions: savings in local or foreign currencies, property financing, wealth structuring… Wealth management is, above all, a matter of trust, one that is built over the course of conversations and the different stages of a client’s life, as the adviser guides them through their decisions.

For Virginie, wealth tells a story that must be understood in full and accompanied as it unfolds. Staying agile enough to grasp it and let it evolve is essential, given the many challenges of management and structuring: consistency first, across several environments, then anticipating ever-changing tax rules, and protecting capital in a climate more uncertain than ever… To weather the storm, she says, nothing beats diversification across asset classes, currencies and regions!

Closeness goes beyond the portfolio: when wealth is passed on, the adviser can help reconcile parents attached to the security of property with children seeking flexibility. ‘Succession is arguably the most personal and complex act in wealth planning. Planning ahead means ensuring that what you have built over a lifetime goes to those you have chosen, on the best terms, and sparing loved ones tangled situations to unpick,’ she confides.

With a pan-African footprint, an international outlook and a presence in 32 countries, 18 of them African, BCP Bank (Mauritius) also draws on the strengths of the Banque Centrale Populaire Group and a network of specialist partners to devise the most suitable solutions for each client, wherever they are. And at the end of the chain? A face that stays the same: the adviser, who guides clients in person or remotely. Listen, understand, explain, support: isn’t the bank’s signature ‘Inspired by you’, after all?

Save, Invest… and Protect What Matters!

Halfway between saving and investing, unit-linked plans are winning over a growing number of savers looking for returns and diversification. The bonus? They also include life cover! Fabrice Laroche-Coralie, General Manager of MUA Life, takes stock of a plan that is gaining ground.

Neither a straightforward life insurance policy nor a simple savings product, a unit-linked plan combines the two! ‘It allows you to seek long-term returns by choosing the fund that suits your profile,’ explains Fabrice. Depending on their appetite for risk, policyholders can opt for a defensive fund, for greater security and stability, or accept more ups and downs with a balanced or dynamic fund. These options offer higher potential returns in exchange for exposure to the markets.

‘The flip side of this type of plan is that the value of your savings can go up or down, so customers may get back less than they put in, particularly if they have to withdraw their money at a bad time,’ he points out. It all depends, according to Fabrice, on the customer’s objective, the time they have and their ability to withstand fluctuations. ‘A long-time horizon generally helps you ride out the downturns,’ he says. Whether invested in equities, bonds or a mix of assets, each fund has its own strategy and level of risk.

While the plan can be flexible, depending on the option chosen, customers still need to be actively involved in their choice: comparing funds, understanding charges and risks, knowing the conditions for early withdrawal… ‘The key is that they make an informed decision,’ stresses Fabrice. In his view, the most common mistake among new customers is to focus on past returns and forget that value can also fall. ‘Past performance is no guarantee of future results,’ Fabrice reminds us.

Article précédent
RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici