Une femme au pays des « Zafer »…

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Carol Lamport sait qu’il n’est « Zametrotar » pour sortir de sa zone de confort et créer… Nous la connaissons chanteuse et brillante incarnation des personnages des comédies musicales de Gérard Sullivan. Nous allons la découvrir autrice et compositrice dans J’oublie souvent qu’il n’est ZAMETROTAR, qu’elle présente du 26 au 28 mars au Caudan Arts Centre, mis en couleur par les « Zafer » de Pascal Lagesse… Dominique Bellier

Les tableaux de Pascal, qui partage sa vie, raconteront, sur un écran de 10 mètres sur 6, les treize chansons que Carol a écrites et qu’elle va interpréter. « Je les ai préparés en pièces détachées, explique le peintre des « Zafer », pour que Frédéric Antoinette puisse mettre ces images en mouvement, et créer les animations qui illustrent chaque titre. » Il devait à l’origine être un personnage, puis le spectacle a évolué vers ce seule en scène, à mi-chemin entre comédie musicale et stand-up, où la peinture prend vie.

Fruit d’une introspection personnelle, le propos se veut humaniste et universel. Les images reconstituent des paysages colorés, émaillés de multiples motifs géométriques inspirés par Van Gogh. Dans ce bain idyllique d’un pays de cocagne réinventé, le merveilleux tutoie la poésie d’une vie revisitée à l’aube de la cinquantaine. En explorant son histoire, Carol a cherché l’essence des choses.

Parmi ses sources d’inspiration, le départ d’un camarade dont la famille s’exile dans un autre pays, qui fait partie de l’histoire de nombreux Mauriciens et que « Sur un nuage gris » évoque avec la suavité de l’enfance. Les influences viennent de la chanson à texte, les langues sont le français mauricien ou le kreol. La musique est dirigée et arrangée par Chris Arles, la mise en scène signée Sandrine Raghoonauth. Ce spectacle est une première dans la vie du couple d’artistes, il le sera aussi pour les spectateurs…

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