Le jazz est par essence une musique de mélanges et de rencontres. Pas étonnant qu’il ait généré une multitude de sous-genres, ne cessant de se nourrir des influences des musiques populaires du monde. Les pays arc-en-ciel ne pouvaient être en reste… Oui, nous dit Philippe Thomas, le jazz créole existe. Dominique Bellier
Les parentés sautent aux yeux entre le jazz aux accents zouké du Martiniquais Mario Canonge et le sega jazz de Philippe Thomas… On est proche aussi des mélodies portugaises du Cap-Vert, inspirées par le Morna et la Coladeira et structurées par les percussions sénégalaises.
Le trio français Akinroot, qui donne concert le 24 avril à l’IFM, signifie « racines communes ». Il mêle, dans un style contemporain et énergique, jazz, funk et rythmes d’Afrique de l’Ouest… Le 25 avril à 19 h, le duo BèlèVerde nous immergera dans la créolité atlantique, du Cap–Vert à la Martinique, de leur voix tantôt velours caressant, tantôt incantation rythmique.
Notre trompettiste national nous fait remarquer que les musiciens peuvent aussi bien traiter des standards de jazz en sega ou en biguine, et inversement appliquer les harmonies du jazz à un zouk, un sega ou un maloya. Le trait commun tient certes aux rythmes spécifiques, et surtout à la richesse harmonique, qui ensoleille ces musiques d’une infinie générosité.
Des musiciens et producteurs échangeront en public, le 23 avril à l’IFM, pour raconter les multiples visages du jazz. La fanfare Mo’Zar célébrera les origines, en défilant au Bagatelle Mall le 25 avril à partir de midi. Le 30 avril, 25 jeunes de Mo’Zar aux côtés des têtes d’affiche raconteront TRANT-AN JAZ Mo’Zar, au Caudan Arts Centre, sous la direction de Philippe Thomas… Et cette première édition de JazNet se terminera le 2 mai à Otentic Ecotent, Deux Frères, au croisement des générations.






