Ces pionnières qui relancent la succession écologique

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Le bois harongue, natif de Maurice, Madagascar et d’autres pays d’Afrique tropicale, va croître rapidement et en abondance, et, à la différence des plantes exotiques envahissantes qui étouffent les espèces natives, devenir nourricier et facilitateur de biodiversité… Il interagit avec plus de 125 espèces animales ou végétales. Il rétablit la fertilité des sols, crée une canopée en quelques années, et ce faisant, empêche les espèces exotiques de revenir. Le bois harongue produit aussi beaucoup de fruits, les siens et ceux d’espèces hébergées, dont oiseaux et chauves-souris se repaissent, facilitant ainsi leur dispersion…

Après avoir épluché les nombreuses publications scientifiques sur cette plante pionnière, François Baguette a notamment démontré son effet positif sur les communautés de lianes et d’épiphytes, telles que les orchidées et les fougères. Peu étudiées, ces plantes sont néanmoins très menacées… Or, elles jouent un rôle écosystémique essentiel, apportant nourriture et habitat à de nombreux organismes et stockant l’eau dans la canopée. Le chercheur démontre qu’en 30 ans, le bois harongue soutient le développement d’autant d’épiphytes et de lianes que d’autres espèces multi-centenaires. Il joue ainsi le rôle de « refuge » pour de nombreuses espèces indigènes et redéclenche naturellement le processus de succession écologique en recréant les conditions préalables, nécessaires au développement d’une forêt riche et équilibrée…

© François Baguette

© Yogishah Bunsy

© François Baguette

© FBV Florens

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