En ce mois de juillet, les éditions de l’Atelier des Nomades nous proposent le premier roman de Franck Lacorre. Avant la sortie officielle de Côté cour, côté jardin, nous avons eu l’occasion de rencontrer l’auteur et d’échanger avec lui sur la genèse de ce premier ouvrage.  

La Gazette : Le titre de votre roman est intriguant, il fait plutôt penser à une pièce de théâtre. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

F. Lacorre : Il y a différentes interprétations possibles mais la raison principale est que Maurice est un pays multiple. On y rencontre une véritable théâtralité avec des mauriciens aussi passionnants que divers. J’ai l’impression que chaque personnage y a son rôle à jouer en fonction de sa communauté, sa religion ou de sa situation sociale. Pour un auteur c’est une vraie aubaine car il y a une richesse incroyable à découvrir ici, c’est un livre ouvert.

La Gazette : Les spécificités propres à la culture mauricienne semblent vous fasciner.

F. Lacorre : Totalement. Il était important pour moi de comprendre les codes de la société mauricienne pour écrire mon roman. Maurice est un pays où il fait bon vivre mais je pense qu’en tant qu’étranger, on arrive vraiment à apprécier la vie ici lorsque l’on comprend les pratiques de ceux qui y vivent, tous les détails qui font de la population mauricienne ce qu’elle est aujourd’hui. Que cela soit l’historique du pays, les traditions et les croyances, il y a beaucoup de choses à apprendre.

« Côté cour, côté jardin » Atelier des Nomades.

La Gazette : Votre personnage principal est donc inspiré de ce que vous connaissez de Maurice ?

F. Lacorre : En effet, l’idée de quitter le pays et d’y revenir est intéressante. C’est le cas de nombreux mauriciens qui vont étudier à l‘étranger. Mais je voulais aussi explorer cette thématique de ma perspective, de ce que je connais, d’où la volonté de créer un personnage qui connaît à la fois la France et Maurice.

La Gazette : Il s’agit de vos grands débuts en tant que romancier, Quelles sont vos attentes ?

F. Lacorre : C’est un roman sans prétention, je me suis juste fait plaisir en l’écrivant, ce qui m’a pris deux ans. Si déjà les lecteurs parviennent à s’y retrouver, s’ils passent un bon moment en le lisant, ce sera une réussite. J’ai essayé d’inclure de nombreux clins d’œil dans le roman afin que tout le monde puisse y trouver son compte.

La Gazette : Effectivement, il semblerait que votre roman soit dense et compact. Comment le qualifierez-vous ?

F. Lacorre : Il peut être vu comme un roman d’apprentissage ou un roman d’observation mais il y a aussi de l’humour et d’autres éléments qui y sont intégrés. Il se destine à la fois aux mauriciens et aux étrangers qui connaissent cette île fabuleuse.

La Gazette : Avez-vous d’autres projets en cours ?

F. Lacorre : Je travaille sur un second roman mais j’ai surtout hâte que sorte le premier.

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