Il chante la vie, l’amour, les rêves et les émotions retirées de ses expériences. Il veut conquérir le monde et s’y emploie avec l’ardeur déconcertante en fascinante de la jeunesse. Son timbre inimitable, parfois rock, parfois blues, a définitivement conquis le public avec  « Music for the soul » et il conforte son statut d’artiste accompli avec un nouvel album dont l’intégralité sera livrée le 30 septembre, à l’espace culturel Malcolm de chazal. 

L’entier, l’opiniâtre, l’atypique et désormais reconnu Hans Nayna trace sa route sur la base d’un programme bien défini et des objectifs clairement établis. Que d’eau coulée depuis Music for the soul, l’album unanimement plébiscité, une comète  dans le paysage musical local… Des concerts, des festivals dont le malgache Libertalia tenu à Antananarivo, « extraordinaire », de son propre aveu, un fils, Saul, 8 mois, dont l’arrivée n’a pas fini de chambouler l’artiste et de métamorphoser l’homme. Hans lui a dédié Lullaby for Saul la neuvième chanson de « Time flies », une mélodie aux sonorités de berceuse. « C’est arrivé comme ça », résume t-il, comme pour sa première composition créée il y a sept alors qu’il s’emparait d’une guitare. Faut-il le rappeler, le chanteur guitariste n’a jamais pris de cours de musique, ni de chant et compose en mêlant savamment soul et blues uniquement à l’oreille. « Ça vient juste comme ça » reste son explication favorite quant à son processus artistique. « Time flies » raconte le sentiment d’injustice nourri par la fuite du temps, « alors que j’ai encore beaucoup de choses à donner; une vie ne me semble pas suffisante pour accomplir tous mes désirs », sourit-il. D’où cette sensation à 28 ans seulement, d’être dans l’urgence d’en faire un maximum. Et procède de façon méthodique en inscrivant noir sur blancs ses objectifs sur les deux années à venir.

Taratata et Acoustic, ses deux objectifs

Peaufiner une programmation de concerts et festivals auxquels il souhaite s’associer au sortir du lancement de « Time flies » à Maurice, à La Réunion, dans la région est une chose. Mais Hans Nayna voit loin et vise les émissions musicales françaises, pointues et de très bonne facture, que sont les Acoustic de Sébastien Folin et Taratata de Nagui, pour à terme, signer avec la maison Universal. « Je veux conquérir le monde », résume t-il très simplement. Il en convient, la vie est plutôt bienveillante à son égard en l’autorisant à réaliser ses rêves, lesquels se sont progressivement matérialisés. « Time flies » enregistré par l’incontournable Richard Hein et son Studio capricorne de Pereybère, en fait partie. Se faire désirer et surprendre son auditoire par le renouvellement de son répertoire sont des choses essentielles à ses yeux. Comme pour « Music for the soul », il sera accompagné sur son nouvel album par le même noyau de musiciens exceptionnels que sont Christophe Bertin à la batterie, Josyan Long à la basse, Fabien Thomas à la trompette et sa femme Emmanuelle Ghem au violon. Sur ces compositions où « la musique porte le texte et non l’inverse », Hans Nayna a conservé sa patte, cette voix reconnue entre toutes, unique par son intensité, oscillant entre la retenue et la puissance, toujours passionnée et passionnante.

 

« Je me dirais que c’est grâce à moi « 

Douze titres en anglais dont certains ont été composés pendant « Music for the soul », d’autres, « des revenants » sortis de tiroirs et remaniés, racontent les émotions du musicien engrangés en cours de ses voyages, provoqués par des rencontres particulièrement inspirantes, « sans pour autant qu’une chanson ait un rapport direct avec la personne qui m’aura émotionnellement touchée; c’est une forme d’énergie, au final transformée en musique sur laquelle vient s’inscrire du texte », précise t-il. D’énergie, il en a à revendre. Déjà sur scène où l’artiste sait créer un lien électrique avec son public et à l’échelle d’un territoire, car avoue t-il Maurice ne suffira pas à contenir ses ambitions artistiques. « Si j’arrive à m’exporter comme souhaité, j’aurai la fierté de l’avoir fait seul, car mon pays ne m’aide pas », appuie t-il. On ne doute pas qu’associé à son talent, l’enthousiasme le caractérisant saura galvaniser le public, lequel doit savoir que son titre préféré se place toujours en cinquième position d’album. Ouvrez l’oreille pour tenter de découvrir quelle est la personne associée à l’artiste.

 

Concert à l’espace culturel Malcolm de Chazal, le 30 septembre en soirée

Dany Drack revient avec « Là-bas »

Huit ségas composent le dernier album de l’auteur, musicien et interprète mauricien. Celui que l’on entend presque tous les soirs dans un pub de Grand Baie, a cumulé de belles expériences et fait des recontres déterminantes pour arriver à cela. Après avoir débuté comme chanteur sur le voilier Isla Mauricia, il joue en solo ou avec des groupes, avant de fonder le sien, Kwacha, ouvre à Grand Baie le Zulu Tam Tam, son propre bar où il rencontrera, épisode décisif, Alain Ramanisum. Le groupe Kwacha se transforme alors en Ravannah, où il évolue comme cho riste. Après « Toi ki » sorti en 2003, Dany Drack revient en signant les mélodies et textes de « Là-bas », dépeignant les plaies sociales et d’une façon générale, tout ce qui l’agace et le dérange.

«Rimes et maximes» sort Bertrand de Robillard du silence

Cet homme de lettres, discret et certainement timide, pose les mots tantôt sur des pages, tantôt sur des notes de musique. Après « Site blouz », un premier album livré dans son intégralité en créole et deux romans, Bertrand de Robillard pour qui le rythme est essentiel, revient sur la scène musicale avec « Rimes et maximes».Du nom du premier titre, un hommage que Bertrand de Robillard a voulu rendre à un grand monsieur de la chanson à texte française, Maxime le Forestier. Musicalement épuré, l’oreille attrape d’autant mieux les textes, en français uniquement pour ce second opus. Dix titres sont ainsi nés à l’issue d’un processus assez long aux dires de leur auteur, avec le soutien de Jean-René Bastien pour les arrangements musicaux et de Christian Bossu Pica pour la photo de couverture de l’album. A écouter plus qu’à entendre.
A l’Atelier littéraire, 12 rue St-Louis, Port-Louis

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