L’édition 2016 des Théâtrales de l’île Maurice a pris fin hier. Les artistes français de grand renom, notamment Josiane Balasko, Francis Perrin, Michel Leeb et Patrick Haudecoeur entre autres ont présenté leurs pièces sur nos planches du 1er au 5 juin 2016.

Josiane Balasko, malgré la promotion « Retour chez ma mère » (sortie en France et à La Réunion le 1er juin 2016), vient nous présenter sa pièce « Un grand moment de solitude », où elle interprète une psychothérapeute un peu bizarre. Elle nous accordé une interview exclusive, lors de la présentation de cette manifestation culturelle haut en couleurs.

Josiane Balasko, merci de nous recevoir. C’est votre première visite à Maurice ?

Non. La deuxième. J’étais venue il y a une trentaine d’années pour des vacances et j’en avais gardé un souvenir délicieux. C’était vraiment des vacances de rêve. Et là, c’est un travail de rêve (rires)… parce qu’on s’est qu’à Paris c’est le déluge.

Quelles a été votre première impression de notre pays ?

Bon. Comment voulez-vous que ce ne soit pas bon ? On est très bien accueilli, on se sent privilégié. C’est la spécificité de Maurice d’offrir un accueil magnifique aux touristes et aux invités.

Parlons théâtre. Dans la pièce que vous présentez au festival les Théâtrales 2016, Un grand moment de solitude, vous interprétez une psychothérapeute qui vient en aide à un confrère agoraphobe, mais elle est, elle même, rongée par un toc ?

Oui, elle a un toc. Un trouble obsessionnel compulsif, c’est une accumulatrice. Donc, elle ne peut plus recevoir chez elle. C’est pour ça qu’elle se déplace pour aider son confère qui, lui, ne peut plus sortir depuis qu’il a vécu un traumatisme. Brigitte, mon personnage a toujours des idées absolument abracadabrantes. Elle est extrêmement positive, très optimiste, même dans les situations des plus bizarres. Elle va utiliser son pauvre confrère pour cacher, chez lui, son mari qui est recherché par les polices du monde entier.

Puisqu’on parle de psy, nous allons aussi nous y essayer. Alors, c’est une pièce dans laquelle vous jouez, mais que vous avait écrite et mise en scène…. vous aimez-bien être servie par vous même, vous aimez contrôler les choses ?

Oui, j’aime contrôler et être libre. Il se trouve que cet esprit là on l’a depuis le début. On n’a pas attendu qu’on nous aide, sinon je ne serai peut être pas là en train de vous parler. Nous avons fait nos théâtres, écrits nos pièces, on faisait même les costumes et les décors… presque tout, dans la mesure du possible. Donc, cet esprit est resté.

Lorsque je suis uniquement actrice, d’ailleurs j’adore être actrice, je suis la plus docile possible et je ne me mêle de rien d’autre que de mon jeu d’acteur. C’est des vacances d’être acteur quand on a été metteur en scène !

Pour en venir à votre carrière au cinéma, votre film « Retour chez ma mère », sort en salle le 1er juin. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre personnage ?

D’abord le metteur en scène, Eric Lavaine, qui a fait des films à succès comme Incognito, s’est inspiré d’un documentaire qu’il avait vu au sujet d’adultes qui retournent chez leurs parents. Souvent, c’est pour des raisons économiques ; chômage, divorces, enfin des situations précaires. Il a eu envie de mêler tout ça en parlant de la famille, parce que retourner chez ses parents à 40 ans ce n’est jamais brillant. On est en état d’échec et en plus, souvent, vos frères et sœurs vous en veulent car vous allez squatter chez les parents.

Donc, c’est une histoire où Alexandra Lamy est ma fille. Suite à une faillite personnelle elle revient dans sa chambre de jeune fille, habiter chez moi. A la fois je suis très contente, mais à la fois cela ne m’arrange pas trop parce que j’ai un secret : j’ai un amant depuis des années ! Mais je ne veux pas en parler. Donc, il y a des quiproquos formidables et très très drôles, puisque je mens. Je me cache comme une ado qui se cacherait de ses parents ! Je dis que je vais faire les courses et je monte au quatrième étage, car il habite au dessus et mes enfants pensent que j’ai un problème neurologique.

D’autre part, nous vous avons adoré dans les bronzés. Est-ce qu’ une suite est prévue ?

Oh la la ! Il faudrait qu’on se dépêche parce que sinon on va tous finir à l’hospice. Pour l’instant, il n’y a pas de projet. On aimerait bien retourner, les uns avec les autres. Encore faut il trouver un sujet qui parle à tous…

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