Le 20 novembre dernier, au Château de Mon Plaisir, au sein du Jardin Botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam, à Pamplemousses, une cérémonie marquait l’entrée dans sa phase pratique, d’un projet de collaboration entre Maurice et La Réunion, afin de contrôler la prolifération d’un ravageur particulièrement actif : le termite.

A cette occasion, le président de la Chambre des Métiers de La Réunion, M. Bernard Picardo et M. Tanakoor, directeur du Jardin botanique, ont remis leurs certificats de formation aux huit premiers techniciens du jardin. Lors de son intervention, M. Tanakoor a présenté l’étendue des dégâts occasionnés par les termites et répertoriés en 2014. L’année suivante, Maurice avait sollicité l’aide de La Réunion, et notamment de son Observatoire Régional de la Luttre Anti-Termite (ORLAT), géré par un organisme dépendant de la Chambre des Métiers. De 2014 à 2019, des mesures ont été prises par le personnel du Jardin pour diminuer et contrôler l’invasion des termites. Formateur pour l’ORLAT, M. Florent Chopinet a alors formé les huit premiers techniciens du Jardin. Grâce à leur nouvelle expertise, ils pourront lutter efficacement contre les termites, sans utiliser de produits chimiques.

Mais l’objectif de cette collaboration dépasse largement les limites du seul Jardin botanique. Une cartographie des territoires mauriciens envahis par les termites (la dernière carte datant de 1956!) sera établie, grâce à l’action de deux binômes d’étudiants (deux Mauriciens et deux Réunionnais) qui sillonneront l’île en mars 2020.

A terme, un observatoire national mauricien des termites

Ils seront notamment équipés de drones leur permettant de couvrir plus rapidement des zones plus importantes. A terme, un observatoire national mauricien des termites permettra de centraliser les données sur ces ravageurs et viendra en aide aux institutions publiques, comme au secteur privé.

Afin d’obtenir les premières informations exploitables, les termites du Jardin botanique feront l’objet, dans les prochains mois, d’une campagne de piégeage et d’analyse permettant de les identifier précisément et d’apporter la solution la plus appropriée à leur élimination.

Ce transfert de savoir-faire, entre les deux îles soeurs permettra à Maurice de mieux préserver son patrimoine naturel et culturel, les termites s’attaquant indifféremment aux arbres et aux bâtiments en bois, dont beaucoup ont une valeur historique certaine.

Chargé de mission de l’antenne de la Région Réunion à Maurice, M. Grégory Martin a rappelé qu’il s’agissait de l’un des tout premiers dossiers traités par le bureau de représentation du Conseil Régional de La Réunion, lorsqu’il est entré en opération, en 2015. Il a également affiché sa satisfaction de voir ce projet se concrétiser et a rappelé l’importance du soutien de l’Union Européenne, via le programme INTERREG V (axé sur la coopération régionale), qui a permis un financement européen à hauteur de Rs 1 680 000.

Environ 2600 espèces, réparties sur de vastes territoires

Les termites sont des insectes, plus précisément, des représentants de l’ordre des blattoptères (Blattodea), qui compte environ 281 genres et 2 600 espèces! Ils existent au moins depuis le Jurassique.

Ils sont surtout nombreux dans les régions tropicales de l’Afrique, de l’Extrême-Orient, des Caraïbes, de l’Amérique centrale et du Sud.  En Europe, ils se rencontrent à l’état naturel dans les forêts de la moitié sud du continent (péninsule Ibérique, France, Italie, Balkans). Leur répartition urbaine est bien plus large : des colonies de termites sont aujourd’hui installées dans de nombreuses villes françaises situées au nord de la Loire (Tours, Paris, Rouen, Le Mans…), plusieurs cas étant également connus en Allemagne (Hambourg) et en Angleterre. (source:Wikipedia)

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