Une réponse régionale face à la pollution marine

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Du 19 au 25 janvier 2026, Zanzibar accueille une réunion régionale cruciale consacrée à la réponse d’urgence face à la pollution marine dans l’océan Indien occidental. Experts, responsables opérationnels et décideurs de dix pays se mobilisent pour renforcer la coordination et les capacités de préparation face aux incidents de pollution marine.

Le constat est glaçant : les risques de pollution des mers et océans s’intensifient dangereusement, sous l’effet conjugué des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, de l’accroissement du commerce maritime mondial, de l’évolution des carburants maritimes et de l’augmentation significative de la capacité des navires porte-conteneurs. Face à ces défis croissants, la coopération régionale s’impose comme une nécessité absolue.

Organisée par le Secrétariat de la Convention de Nairobi, en partenariat avec l’Ocean Country Partnership Programme (OCPP) du Royaume-Uni et la Commission de l’océan Indien (COI), cette rencontre vise à préserver les moyens de subsistance des pêcheurs et des communautés côtières en faisant progresser un cadre régional pragmatique et opérationnel.

Pour Raj Mohabeer, chargé de mission à la Commission de l’océan Indien, il n’y a qu’une solution pour contrer cette situation. « Le travail conjoint avec l’ensemble des organisations, et en particulier le partage des bonnes pratiques à l’échelle régionale, est essentiel à la mise en place d’une réponse efficace et durable à la pollution marine », confie-t-il.

Tout au long de cette réunion, les participants travailleront ainsi à la finalisation d’un cadre stratégique destiné à guider les réponses coordonnées aux incidents majeurs, tels que les marées noires. Le Plan régional de contingence pour la préparation et la réponse aux incidents de pollution marine sera ensuite soumis à la 12ᵉ Conférence des Parties à la Convention de Nairobi en 2026.

Au-delà des aspects techniques, la réunion jettera les bases d’une feuille de route pluriannuelle intégrant données scientifiques, égalité de genre, inclusion sociale et savoirs des communautés locales. Un premier pas renforcé en parallèle par des formations accréditées sur les substances dangereuses qui renforceront les capacités régionales de réponse.

Une initiative qui réaffirme l’engagement de la région en faveur de la protection des écosystèmes marins et de la préservation d’un océan sain pour les générations futures !

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