Pour sa cinquième édition, le festival Kaz’Out confirme son ouverture à tous les styles et à toutes les influences. Parmi les nombreux artistes invités à se produire, du 1er au 3 novembre, dans le Festival ou dans son «Off», Dolorès Boyer et Rasin Karé ne sont pas les moins éclatants…

Manuella-Dolorès à l’œuvre

Dolorès est Réunionnaise… du moins dans ses origines familiales, car c’est en banlieue parisienne, au milieu de petites arnaques et de tristes magouilles, qu’elle a toujours vécu. Mais la voilà, à 33 ans, contrainte de venir sur «son île» pour y démêler, justement, une autre magouille, celle qui serait à l’origine du départ de sa famille vers la métropole… Et tout cela, Dolorès le chante, avec truculence, avec malice ou avec émotion, selon l’épisode… Du jeu truqué du bonneteau, qui permet de détrousser le chaland sous la grisaille parisienne, aux sombres intrigues familiales, que le soleil éclatant de La Réunion a pourtant du mal à éclairer, elle chante tout, Dolorès, soutenue par un groupe qui sait se faire oublier ou, au contraire, claquer comme un orage impitoyable… Et tout ça avec une telle vérité, que le public réunionnais a longtemps cru que c’était bien Dolorès qui chantait sa vie sur scène… Mais Dolorès Boyer s’appelle Manuella et son tour de chant n’a rien d’autobiographique. «Je viens du théâtre, explique l’artiste, et j’ai travaillé avec le groupe Tricot de Peau… C’est en écrivant des chansons pour eux, que l’idée m’est venue, avec le contrebassiste du groupe, de créer ce personnage de Dolorès.» Heureuse de venir se produire à Maurice, Manuella-Dolorès se dit aussi curieuse de voir si, chez nous aussi, le public embarquera, sans réserve, dans son récit aventureux… On en est persuadé!

Rasin Karé, une des valeurs montantes de la scène mauricienne

Premier grand concert pour Rasin Karé

Pour le groupe (bien mauricien) Rasin Karé, ce rendez-vous sur la scène de Kaz’Out marque une étape importante car, comme l’explique Cédric, le leader de la formation, ce sera le premier grand concert du groupe. «Nous sommes cinq amis de longue date, jouant tous de la musique depuis longtemps, mais le groupe, lui n’a qu’un an et demi. Pour nous, se souvient-il, tout à vraiment démarré par un concours de Lively Up (l’agence de promotion créée par Laura Hébert et Lionel Permal, et qui organise Kaz’Out). Nous avons gagné et Lively Up nous fournit, depuis, un accompagnement professionnel. Et l’invitation à venir se produire au festival faisait partie des prix accordés au groupe vainqueur… » L’enjeu est sérieux pour Rasin Karé : «on commence à avoir une petite notoriété, admet le leader, mais la large audience du Kaz’Out pourrait bien nous permettre de vraiment mieux nous faire connaître… » Intégrant des influences traditionnelles, «roots», aux sons les plus actuels, la musique de Rasin Karé devrait logiquement vite courir sur toutes les ondes locales.

Commentaires Facebook

Donnez votre Avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous devriez lire aussi

Le Creative Park, la passerelle artistique de la Smart City de Beau Plan

À mi-chemin entre Port-Louis et Grand-Baie, la ville