A Balaclava, sur le site de la célèbre Baie aux Tortues, l’hôtel Maritim Resort & Spa accueille d’anciennes ruines chargées d’histoire.  Si l’hôtel est actuellement fermé pour rénovation, le domaine, classé monument historique, ne manque pas d’offrir à ses visiteurs un spectacle hors du temps, dans un cadre où la beauté des lieux se mélange au goût de l’histoire. De ce lieu incroyable, nous repartirons rassasiés, émerveillés, et un peu plus cultivés.

C’est tout d’abord au sein du restaurant Anno 1743, l’une des deux tables du site, que nous avons rendez-vous. Intégré à l’architecture d’un ancien moulin à poudre construit par les Français en 1743, ce restaurant accueille pas moins de 188 couverts dans un style industriel chic. Des murs en pierre d’origine, une cuisine rustique, voilà la combinaison imaginée par le Maritim Resort & Spa pour son nouveau restaurant, qui a accueilli ses premiers clients le 5 février dernier. Au cœur de cette enceinte se niche « The Distillery », un lieu tout en hauteur, réaménagé sur une ancienne distillerie du 19 è siècle. Le bar propose la plus grande collection de rhums de l’île Maurice : 191 variétés. L’occasion de s’offrir une petite dégustation dans un décor enchanté. A l’extérieur, une large terrasse invite à profiter d’un moment de calme avec vue sur la rivière Citron. Nous montons ensuite les 165 marches qui nous séparent du rooftop bar «The Nest», où les clients peuvent profiter d’une carte de tapas, de cocktails et une large sélection de whiskies avec vue sur les ruines et la végétation luxuriante.

Une visite guidée du domaine sera le bouquet final de cette escapade historique et fera aussi office de promenade digestive. L’occasion de voir de plus près les ruines et vestiges vieux de 300 ans. On apprend d’abord que c’est au 17è siècle  que la Baie aux Tortues fût un point stratégique important pour les navires anglais qui venaient se ravitailler en bois, poissons, viande, et eau, mais aussi pour transporter les hommes malades à terre. En 1740, un hôpital fut construit pour les soldats français souffrant du scorbut, ainsi qu’une caserne. En 1742, Mahé de Labourdonnais, le premier gouverneur de la Compagnie Française des Indes Orientales, fit construire un arsenal pour y stocker des armes, de la poudre à canon, et des munitions. Un canon est d’ailleurs toujours sur place, témoin tangible de l’histoire.

Non loin de la rivière se trouve le site « The Mill », dont une partie est toujours en cours de rénovation. Ce lieu atypique, situé au milieu des ruines de l’ancien arsenal converti ensuite en moulin à farine, peut être loué pour des évènements privés : mariages, cocktails, ou dîners. A l’intérieur même des ruines, des murs centenaires offrent également un lieu de réception plus intimiste. Un toit a été ajouté dans le but de proposer un espace couvert. Moïra Meo, Directrice Marketing, Relations Publiques et Communication au Maritim Resort & Spa nous rappelle d’ailleurs que l’hôtel tient à protéger et préserver au mieux les ruines lors des travaux de rénovation : « une structure de métal a été mise en place afin de ne pas toucher aux parties d’origine ». Toujours dans une volonté de protéger au mieux le patrimoine historique du site, des fouilles archéologiques ont été faites avant le lancement des travaux de l’établissement touristique. Une série d’artefacts ont été trouvés dont des morceaux de balle de canon, de la vaisselle, des pièces métalliques provenant de machines, des briques…

Notre visite historique se termine par un bâtiment plus récent mais qui vaut aussi le détour : le «Château Mon Désir». Cette bâtisse construite en 2009 sur le site est une réplique d’une maison coloniale typique, nommée d’après la maison de campagne de Pierre Adolphe Wiehe, un riche marchand de Port-Louis, propriétaire de toute la région de Balaclava au 19è siècle. Le restaurant qui s’y trouve est réputé pour être l’une des meilleures tables de l’île. Son chef, Nallan Seeven, propose une cuisine gastronomique où les recettes internationales sont merveilleusement sublimées par les saveurs mauriciennes.  Le tout dans un décor somptueux qui nous replonge dans l’histoire. Le dimanche, on y vient bruncher, en famille ou entre amis, et on profite de la terrasse et du jardin à l’anglaise. On y passe la journée, et on profite, inlassablement, des merveilleux panoramas que le domaine a à nous offrir.

Un peu d’histoire

1743, c’est l’année historique la plus marquante du site, d’où le nom donné au restaurant « Anno 1743 » (l’année 1743). Voici quelques-uns des évènements qui ont eu lieu en cette année :

  • Jean-Baptiste Hermans, un officier militaire, et Philippe-Joseph de Rostaing, militaire et homme d’affaires associé à Mahé de Labourdonnais, créèrent un établissement de métallurgie dont une raffinerie de salpêtre et un moulin à poudre nommé « Forges de Mon Désir ».
  • Rostaing obtint le projet de production de poudre à canon.
  • Le moulin fût construit.
  • La digue et le canal furent construits sur la rivière pour alimenter les constructions en eau.
  •  Un grand barrage fut construit par les Français pour fournir une grande quantité d’eau au moulin et à la distillerie.

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