La prévalence du diabète était de 22,8% en 2015 et 19,4% de la population est pré-diabétique.
L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la 7ème cause de décès dans le monde.

L’épidémie de diabète progresse rapidement dans de nombreux pays. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’accroissement le plus spectaculaire a été attesté dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. En ce mois de la journée mondiale de la Santé, commémorée le 7 avril, penchons nous sur cette maladie chronique qui continue à tuer des millions de personnes à travers le monde.  

Selon le rapport officiel sur les maladies non transmissibles à Maurice, The Mauritius Non Communicable Diseases Survey 2015, la prévalence du diabète s’est stabilisée. « Malgré la prévalence élevée, il est important de noter que – pour la première fois en 30 ans – la prévalence du diabète n’augmente pas et en 2015, environ six ans depuis la dernière mesure, la prévalence du diabète semble s’être stabilisée », peut-on lire dans ce rapport. Toutefois, le document indique que « pour chaque deux cas de diabète répertorié, il existe un cas non diagnostiqué. » Ce qui  voudrait que le chiffre réel se rapproche plus des 50%, soit la moitié de la population diabétique ou pré-diabétique.


C’est la raison pour laquelle, le ministère de la Santé prévoit un programme mieux encadré et sérieux pour le dépistage précoce des personnes à risque. La prévention constitue un des points importants de la campagne de l’OMS en 2016.  En effet, la prévention et le traitement du diabète supposent une action d’envergure pour réaliser l’objectif 3 de développement durable, qui est la réduction d’un tiers, d’ici à 2030, la charge de mortalité prématurée liée aux maladies non transmissibles.


A Maurice, le nombre de décès liés aux troubles du système circulatoire et au diabète, représentent plus de 55% de toutes les mortalités enregistrées. En fait, l’une des raisons de ce taux élevé est un très mauvais contrôle de glycémie chez les patients diabétiques. Avec le temps, un indice glycémique élevé peut gravement nuire aux principaux systèmes organiques du corps, provoquer des crises cardiaques, des AVC (Accident Vasculaire Cérébral), des atteintes nerveuses, une insuffisance rénale, une cécité, l’impotence ou des infections risquant d’entraîner des amputations.


En 2015, ils étaient 33% à avoir un taux de HbA1c (Hémoglobine glyquée) supérieure ou égal à 9%, alors que le taux pour les diabétiques doit être de 6,5% maximum. Bien que ce taux s’est amélioré depuis 2009 (47%), cela indique un risque très élevé de développer des complications diabétiques chez les Mauriciens.

Le diabéte de type II : la vraie menace

Le diabète est une maladie chronique qui surgit lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement celle qu’il produit. L’insuline, hormone qui régule la glycémie, nous donne l’énergie dont nous avons besoin pour vivre. S’il ne peut pas entrer dans les cellules pour être transformé en énergie, le sucre se concentre dans le sang à des niveaux dangereux.


Pour rappel, il y a deux types principaux de diabète. Les personnes atteintes d’un diabète de type I ont, en général, un organisme qui ne produit pas d’insuline, les obligeant à recourir à des injections quotidiennes pour survivre. Les personnes souffrant d’un diabète de type II – 90% des cas au monde – ont un organisme qui produit de l’insuline, mais en quantité insuffisante ou qui l’utilise à mauvais escient. Selon l’étude officielle sur les maladies non transmissibles, la prévalence du diabète de type II à Maurice était de 20,5% en 2015.


D’autre part, les personnes présentant un diabète de type II sont le plus souvent en surpoids et sédentaires, deux paramètres qui augmentent les besoins d’insuline. Toujours selon les chiffres officiels, 54,2%, soit plus de la moitié, des participants à l’étude étaient obèses. Ainsi, il est estimé que nous avons quelques 398 417 personnes obèses, âgées entre 25 et 74 ans à Maurice. Ces chiffres sont d’autant plus alarmants, car la multiethnicité de la population mauricienne la prédispose au diabète.

Il est possible de prévenir le diabète de type II

Les cas de diabète sont, dans une forte proportion, évitables. Selon l’OMS, l’expérience a montré que des mesures simples de modification du mode de vie pouvaient être efficaces pour prévenir ou retarder un diabète de type II. Le maintien d’un poids normal, la pratique régulière d’un exercice physique et une alimentation saine peuvent réduire les risques de diabète. A ce jour, moins d’un quart (23,7%) de la population adulte (25-74 ans) pratique une activité physique régulière et suffisante, selon les recommandations de 30 minutes d’activité par jour.


Ainsi, il y a un réel besoin de renforcer la sensibilisation autour des impacts du diabète au niveau national et international. Un des objectifs de la campagne de la journée mondiale de la Santé est de lancer le premier rapport mondial sur le diabète. Celui-ci exposera la charge et les conséquences de la maladie et plaidera en faveur de systèmes de santé plus solides, permettant d’améliorer la surveillance, de renforcer la prévention et de prendre en charge le diabète avec plus d’efficacité.

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