Vingt ans après sa disparition tragique, Joseph Réginald Topize fait son entrée au Blue Penny Museum. Jusqu’au 30 mars, le créateur du Seggae fait, en effet, l’objet d’une trés belle exposition…

Le 21 février 1999, Louis Réginald Topize, alias Kaya, décédait en prison, dans des circonstances encore mal éclaircies. L’annonce de ce décès devait plonger l’île dans plusieurs jours d’émeutes qui auraient bien pu déboucher sur de violents affrontements inter-ethniques. Les actions locales et individuelles de leaders sociaux dans les quartiers, et de quelques personnalités, comme l’activiste social Percy Yip Tong, le cardinal Jean Margéot et le président de la République de l’époque, Cassam Uteem ont, heureusement, évité la réalisation de ce scénario catastrophe.

Ces quelques journées d’émeutes ont, toutefois coûté la vie officiellement à trois autres personnes, dont Berger Agathe, un autre musicien, ami de Kaya.

Si l’exposition du Blue Penny Museum revient largement sur ces événements, sans rien masquer des doutes qui pèsent sur la police, concernant la responsabilité de la mort de Kaya, l’hommage qui lui est rendu va bien plus loin. Situant sa musique dans le contexte local et international, l’exposition salue aussi le rôle culturel de toute la communauté rasta, souvent négligée ici.

Tableaux, objets personnels, coupures de presse et videos, l’exposition du Blue Penny Museum est riche, documentée et très éclairante, notamment pour la jeune génération qui connaît encore les titres de Kaya… mais a peut-être oublié sa dimension sociale et politique.

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