Nous connaissons tous, désormais, les “gestes barrières” qui nous protègent de la contamination au Covid19. Comme nous connaissons les symtômes de la maladie provoquée par le virus…. Tous les médias, tous les canaux de communication nous les décrivent régulièrement. Mais nous sommes peu ou pas informés sur les conséquences mentales de la pandémie et des mesures à prendre pour les contrer… 

Pourtant, et c’est une évidence, rester cloîtré si longtemps, avec des relations sociales réduites au minimum, a forcément des conséquences sur le moral! Le premier effet observé concerne l’apparition (ou l’aggravation) d’angoisses permanentes. Et c’est bien normal! Il est, en effet, légitime d’être angoissé. Pour soi-même et pour ses proches (sont-ils malades? Ont-ils tout ce qu’il leur faut? Comment allons-nous faire face, financièrement, si la crise se prolonge? Nos enfants vont-ils être pénalisés scolairement? Etc.). A ces préoccupations, liées aux circonstances, peuvent venir s’ajouter les sources d’anxiété habituelles… L’ensemble peut constituer un cocktail explosif qui provoque irritation et sautes d’humeurs. Rien de bien indiqué quand on est forcé de cohabiter, 24 heures sur 24, avec toute la famille…

Et, de fait, l’exacerbation des conflits au sein de la cellule familiale fait également partie des conséquences les plus fréquemment observées! Qu’il s’agisse de vieux contentieux qui n’ont pas été purgés ou de nouveaux sujets de discorde, toujours est-il que le confinement favorise l’affrontement…et cela d’autant plus dramatiquement, qu’il n’y a pas d’échappatoire.

Etablir un programme

La boulimie (ou, en tout cas, un comportement alimentaire déraisonnable et inhabituel) peut aussi se manifester… L’inaction, l’enfermement, l’impression que les jours se répètent sans vrai changement, favorisent en effet une sensation d’insatisfaction alimentaire qui conduit au pillage régulier du réfrigérateur…

Heureusement, des actions simples permettent de lutter efficacement contre ces manifestations psychologiques négatives.

D’abord, en établissant un programme pour chaque jour ou, mieux!, pour chaque semaine. Le fait de retrouver un emploi du temps, un découpage précis du temps, alternant tâches ménagères, activités et loisirs permet de retrouver un mode de fonctionnement qui rapproche de la “normale”. Ce qui conduit également le cerveau, et donc, nos émotions, à retrouver aussi un fonctionnement normal. Cette programmation des activités doit, “comme dans la vraie vie”, alterner les moments d’activités solitaires et les périodes de regroupement, afin de retrouver un certain équilibre.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que les personnes présentant déjà, avant le confinement, de réelles fragilités psychologiques seront sans doute plus fortement impactées par cette réclusion forcée. Il est donc impératif d’essayer de garder le contact avec ces personnes pour ne pas les laisser affronter seules leurs demons intérieurs!

La libido risque de souffrir aussi…

Rester enfermer, avec une activité réduite n’est certainement pas le meilleur stimulant du désir. D’autant que, pour les couples qui passent ensemble cette longue période de cohabitation forcée, la présence permanente de l’autre, avec ses bons et ses mauvais côtés, peut aussi émousser l’attraction des corps… et si l’on y ajoute la demande permanente d’attention revendiquée par les enfants…l’ambiance pourrait bien se révéler peut propice à de fréquents séjours au nirvana. Il est donc important de préserver, durant cette incarcération à domicile, des moments de séduction et de complicité. D’abord, en faisant l’effort, lors de ces interludes, de s’apprêter avec élégance ou même, si l’environnement le permet, en préservant assez d’intimité, avec une certaine dose de provocation…en oubliant le short-Tee-Shirt… Ces moments de rencontre privilégiée doivent aussi être maintenus à l’abri du quotidien. On y évoquera les meilleurs souvenirs communs (et, pourquoi pas, les plus coquins?), plutôt que de revenir sur les épisodes de la journée… Ainsi, cette longue période monotone sera entrecoupée de parenthèses tendres et heureuses (plus ou moins nombreuses, selon les tempéraments) qui resteront parmi les meilleurs souvenirs du couple…

Encore plus dur pour ceux qui sont seuls

Les personnes isolées subissent bien évidemment, plus durement encore, les effets du confinement. La tentation peut alors être grande, pour elles, de “lâcher prise”, de tout “laisser tomber”, et de s’enfoncer alors dans une sorte de dépression que la fin du confinement pourrait ne pas résoudre…

Pour les isolés, il est donc encore plus nécessaire de s’imposer une certaine discipline et, peut-être surtout, de maintenir un lien avec l’extérieur. Le téléphone, les réseaux sociaux, mais également, la simple conversation, d’une fenêtre à l’autre ou par dessus le portail demeurent les meilleurs moyen de garder contact avec le monde…

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