Choisissant notre île pour inaugurer sa tournée d’adieu, le « Zoulou blanc », Johnny Clegg, a donné, ce samedi 13 octobre, à Pailles, un concert particulièrement émouvant.

Entrecoupant son tour de chant de petits récits drôles et tendres, la star sud-africaine a ainsi raconté ses premières rencontres avec la musique zoulou, alors clandestine, dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid. Il a fait revivre les figures oubliées de ses maîtres de danse traditionnelle, expliqué l’incompréhension de sa mère ou rappelé l’assassinat de son complice, Doudou.

Devant une salle conquise d’avance, et dont une bonne part de l’assistance était venue spécialement d’Afrique du Sud pour cette soirée, Johnny Clegg a payé de sa personne, montrant qu’à 65 ans, il peut encore danser sans être ridicule.

Militant de l’abolition du régime d’apartheid, Johnny Clegg a, grâce à ses chansons, qui ont fait le tour du monde, contribué à hâter la fin de ce régime ignoble. On peut donc s’étonner que ce véritable combattant de la liberté ait donné des consignes aussi limitatives pour les journalistes présents à son concert… Seulement quelques minutes possibles pour filmer, photographier ou enregistrer l’artiste.

 

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