Le 30 octobre dernier, le Club House de Mont Choisy Le Golf accueillait la troisième édition du Bank One Private Banking Investor’s Circle. Réunissant les investisseurs privés, les gestionnaires d’actifs, des professionnels du monde de la finance et des clients en recherche de solutions, ce « cercle » a pour objectifs de discuter de l’évolution des marchés, de favoriser l’échange des idées et la mise en réseau. 

Pas vraiment de «round d’observation» pour les six experts internationaux réunis, ce mercredi 30 octobre, à Mont Choisy, à l’initiative de Bank One. Très vite, les questions du public ont, en effet, touché le cœur même de la problématique financière actuelle : les taux d’intérêt négatifs.

Pour Didier Margetyal, Bund Fund Manager à Taylor Capital, Paris, la remontée des taux d’intérêt mettrait en danger les Etats les moins performants, incapables de restructurer leurs bilans. Le cas de la France illustre cette situation, puisque, grâce au maintien négatif des taux d’intérêt, l’état français bénéficie d’un endettement paradoxalement rentable… Pour Frédéric Taisne, Head of Sales de Bridport & co, Switzerland, cette situation constitue, en soi, un mauvais signe des performances économiques réelles de l’Europe. D’autre part, l’allongement de la durée de vie des populations entraîne un accroissement de l’épargne disponible, qui devrait contribuer à maintenir, au plus bas, les taux de rendement.

Hedge Funds et pays émergents

Mais au-delà de l’effet conjoncturellement pénalisant, la négativité des taux d’intérêt illustre également la réussite de quarante années de lutte contre l’inflation.

Pour Alexandre Gulino, Asset Manager & director chez Weisshorn Asset Management Switzerland, la pression des opinions publiques pourrait, toutefois, modifier la situation en exigeant la restructuration de la dette.

Devant un constat aussi peu encourageant pour les épargnants, les questions se sont ensuite orientées vers les alternatives possibles aux faibles rendements obligataires.

Pour Stéphane Henry, Group CEO et Lead Portfolio Manager à IPRO Mauritius, le marché des actions et des Hedge Funds (hors euro) permettent de générer des rendements tout à fait satisfaisants. Un avis partagé par Samioullah Golamgouss, CIO de Providentia Mauritius, qui insiste sur le choix des fonds thématiques, notamment dans les secteurs de la santé et de la robotique, particulièrement performants.

Les crypto monnaies, les obligations perpétuelles et le repli sur l’or ont également été analysés par ce panel de très haut niveau. Les dernières interventions concernaient les pays émergents et la situation de la Bourse de Maurice. A propos des pays émergents, et particulièrement des Etats africains,

S. Henry faisait remarquer que la situation devait alors être appréhendée à l’inverse de la
situation européenne: les bons émis par les Etats y sont mieux sécurisés que les actions des entreprises… Quant à la Bourse de Maurice, tous ont souligné le haut niveau des ses performances, puisque, en trente ans, elle a généré un rendement annuel moyen s’élevant à 17% !

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