Il est très rare qu’un site de plongée peu profond, et accessible aux débutants, offre la possibilité d’être en contact avec un vestige historique majeur. A Flic-en-Flac, et dans à peine plus de dix mètres d’eau, il existe pourtant un spot qui permet de remonter loin dans le temps: au tout début du XVIIème siècle! 

Les skippers des bateaux des différents clubs de plongée de l’Ouest n’ont pas besoin de coordonnées GPS: le site se situe très près de la côte et il est donc facile de prendre un repère sur les petites falaises du littoral nord de Flic en Flac. Dès la mise à l’eau, et pour peu que l’eau ne soit pas trop troublée ou chargée en particules, on peut apercevoir un long tube concrétionné. En s’approchant, on comprend vite sa nature: c’est un canon! Posé en équilibre sur l’arête d’un petit plateau corallien, il semble encore prêt à faire feu. Provenant du naufrage d’une escadre hollandaise, qui eut lieu le 6 mars 1615, ce canon de bronze représente un témoignage exceptionnel de l’histoire la plus ancienne de Maurice! Et il est effectivement émouvant de se trouver en présence de cette pièce d’artillerie, et d’imaginer la terreur des marins hollandais, pris dans une terrible tempête qui fit couler trois des quatre navires de leur escadre, dont le navire amiral, le Banda.

Canons, bois, porcelaines chinoises…

A son bord, une personnalité de premier plan: le gouverneur Pieter Both. Il y perdra la vie! Mais si nous connaissons tous son nom, c’est surtout parce qu’il a été attribué à cet étrange piton rocheux supportant une sphère qui semble en équilibre à son sommet… L’homme fut un efficace gouverneur général des Indes néerlandaises et avait fait une escale à Maurice en 1610.

La découverte de l’épave du Banda est à mettre au crédit de Patrick Lizé et Jacques Dumas. En août 1979, après une première campagne de fouilles infructueuses, et grâce aux indications des pêcheurs de la région, ils trouveront un grand nombre de boulets, des canons, de grandes pièces de bois et une importante cargaison de porcelaines chinoi-
ses (intactes, pour la plupart!), ainsi que l’astrolabe du Banda. Découvert assez loin de l’épave du navire, le canon sur lequel nous avons plongé, a sans doute été jeté par-dessus bord pour alléger le navire, lors de l’ouragan. Au début des années 80, il a été rapproché des côtes, afin d’offrir aux plongeurs un site intéressant et facilement accessible.

Un cyclone tardif et particulièrement violent

Après cinq années passées à la tête des colonies asiatiques de la Hollande, Pieter Both commande, en ce début d’année 1615, une flotte de quatre lourds navires armés: le Provinces Unies, le Gelderland, le Delf et le Banda. L’escadre doit faire escale à Maurice, mais alors que les bateaux hollandais longent la côte pour atteindre la grande baie du sud (Mahébourg), la météo se dégrade brutalement et la mer se creuse rapidement. Pieter Both choisit alors ce qui semble être la voie de la sagesse: s’abriter dans la «rade des Molluques» (Port-Louis). Mais le cyclone, inattendu en cette saison, et particulièrement violent, est déjà sur l’île et il vaut donc mieux prendre le large pour éviter d’être brossé sur les récifs. Les quatre navires tentent donc désespérément de s’éloigner de l’île, mais seul le Delf y parviendra. Une (petite) partie de la cargaison de magnifiques porcelaines chinoises qui alourdissait les cales du Banda est exposée au Musée Historique et Naval de Mahébourg.

Compétition de nage libre entre Pereybère et Grand Baie

Quoi de mieux que quelques brasses pour bien profiter de la fin de l’été ? Et l’invitation paraît d’autant plus tentante qu’il s’agit de le faire pour une bonne cause! Pour la huitième année consécutive, les Mauriciens sont invités à s’inscrire en grand nombre pour la Royal Life Saving Society (RLSS) Open Water Swim. La compétition, qui en à sa 43ème édition, permettra à la RLSS de récolter des fonds pour former maîtres nageurs et sauveteurs. Que ce soit sur les parcours de 3,8 km ou 1,6 km, le départ sera donné sur la plage publique de Pereybère pour une traversée jusqu’à Grand-baie. Le gagnant de chaque catégorie (hommes et femmes, parcours de 1,6 et 3,8 km) recevra une somme de Rs 3 500. Entreprises, clubs sportifs et écoles sont également encouragés à y participer sachant que dans cette catégorie, les compétiteurs collectifs ralliant le plus grand nombre de participants achevant la course recevront chacun Rs 10 000, quel que soit le parcours choisi. Les inscriptions sont déjà ouvertes en se rendant sur le lien http://www.roag.org ou en téléphonant au 57 05 51 62. Leur clôture est fixée au 25 avril.

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