Plus ambitieux dans sa volonté de renforcer ses actions d’éducation à l’image, en collaboration avec le plus grand nombre de structures travaillant auprès des enfants et des jeunes, et dans un format centralisé contrairement aux éditions précédentes, le festival du court-métrage mauricien revient en octobre prochain, nourri et enrichi d’une année de réflexions sur la pertinence d’un nouveau positionnement.

Le festival a-t-il rempli correctement sa mission et correspond-il aux attentes d’un secteur qui a beaucoup évolué depuis son lancement en 2007…? Le temps de se poser pour y réfléchir est intervenu justement l’année dernière pour redessiner les contours d’Ile Courts, porté par l’association Porteurs d’Images. « Notre nouveau format est plus ambitieux ; car outre inviter à voir des films, puis en débattre, découvrir différentes formes de création, nous avons la volonté d’appuyer sur le volet éducation à l’image, sous forme d’ateliers pour les adultes mais aussi pour les enfants et expliquer au jeune public comment naît un film derrière la caméra, de quelle façon arbitraire quelqu’un décide de conserver une séquence et pas une autre, de les aider à développer un œil critique face à l’image et d’expliquer qu’un film fait intervenir une série de métiers », explique Joëlle Ducray, présidente de Porteurs d’Images.

Boutik

Un festival organisé sur un site unique

L’autre nouveauté importante du cru 2020 porte sur la décision de centraliser le festival sur un seul site – encore sous le sceau du secret -, de manière à créer davantage d’effervescence autour du cinéma pour renforcer la richesse de l’expérience. « Mais nous conserverons néanmoins cette idée d’aller à la rencontre de ce public empêché de se déplacer, uniquement la semaine suivante dans une forme plus allégée », rajoute Joëlle Ducray. Celle-ci admet que les efforts du comité directeur de Porteurs d’Images se concentrent d’abord, aujourd’hui, sur la recherche de financement – 10 Millions de roupies contre les 2 Millions des éditions précédentes – avant de lancer l’appel à films, pour les sélectionner et, ensuite, arrêter la programmation. Rappelons que le court-métrage, un exercice qui laisse beaucoup d’espace à la créativité, ne doit néanmoins pas excéder 30 mn. Qualité de l’histoire, du son et de l’image, sens de la créativité, degré d’intérêt qu’il est susceptible de susciter, et caractère peu expérimental sont les quatre points auxquels vont s’attacher les personnes chargées de la sélection des films qui seront projetés. Pour en retenir au final entre 70 et 100. Le troisième point fort du prochain Ile Courts vise la création originale d’un ciné-concert (projection d’images sans le son et de la musique live) qui sera le point d’orgue de la clôture de l’évènement. Pour que le festival 2020 prenne forme avec toutes les composantes escomptées, Porteurs d’Images sollicite personnes et organisations – écoles, universités, ONG – intéressées à se manifester pour être informées de sa programmation, et les inclure dans les activités programmées, ainsi que les sponsors qui lui donneront les moyens de ses ambitions, sans avoir à réduire la voilure de son projet.

CinémaVille

L’édition Ile Courts 2018 en quelques chiffres

  • 79 films issus de 26 pays ont été diffusés lors de 21 projections, dont 7 consacrées à des oeuvres cinématographiques du grand bassin de l’océan Indien.
  • 10 invités internationaux étaient sur place : réalisateurs, formateurs, programmateurs et journalistes critiques de cinéma de l’Inde, de la Réunion, de France, de Malte et du Canada.
  • Le Festival a permis la mise en place d’une école éphémère de cinéma avec la formation de 6 jeunes professionnels mauriciens (auteurs, réalisateurs, artistes), avec 2 ateliers de formation qui leur étaient spécifiquement consacrés, dans le domaine de l’écriture.
  • 4 430 personnes se sont rendues au festival, dont 1700 enfants et jeunes, dans des programmes et les ateliers de formation qui leur étaient spécifiquement consacrés.

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