Grande première cette année. L’antenne mauricienne de L’Alliance Française et l’Institut Français de Maurice fédèrent leurs énergies pour proposer au public un riche programme artistique articulé autour de la peinture, du livre, de la musique et de concours, dans le cadre du mois de la francophonie.

Tout d’abord quelques éléments factuels. Le français est la 5ème langue la plus parlée après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe avec 300 millions de locuteurs. Le français est aussi la seconde langue étrangère la plus apprise. En dépit de disparités régionales, la langue progresse avec 8% d’élèves et d’étudiants en plus au niveau mondial, l’Afrique restant moteur de cette croissance, l’Asie accusant cependant un certain recul. Par ailleurs, le français est incontournable dans les médias et sur la toile se positionnant comme 4ème langue dans l’univers numérique, de même qu’il rayonne dans les médias internationaux, notammnent via TV5MONDE et le groupe France Médias Monde.

Du 1er au 30 mars, le français déclamé, chanté, conté, partagé..

Le point d’orgue de ce mois porte sur le concours national d’éloquence. Il s’agit d’une innovation dans le cadre des initiatives liées au mois de la francophonie, lancée le 30 janvier ici, à destination de tous les élèves de Grade 12 des collèges mauriciens, des élèves de seconde des lycées français et des étudiants de 1er cycle des universités de Maurice, et dont la finale se tiendra le 19 mars à l’IFM. Autre concours, l’Alliance Française propose celui de La Plume d’or, organisé chaque année dans toutes les Alliances du monde et qui se tient le 20 mars, lors de la journée internationale de la francophonie. Les inscriptions pour y participer sont ouvertes jusqu’au 20 mars, sur place.

Le français via toute forme d’expression artistique

Le mois de la francophonie se conjugue aussi, cette année, sur le plan de nombreuses expressions artistiques. Après le concert de Naâman, petit prodigue du reggae français, l’artiste récompensé aux victoires du reggae pour ses trois albums et qui s’est produit à l’IFM le 8 mars dernier, c’est Sanseverino qui puise son art à la source du jazz manouche et des grands noms de la chanson française qui le remplacera sur cette même scène de l’IFM le 29 mars prochain. Les arts plastiques ne sont pas en reste avec deux expositions, respectivemenent visibles sur le site de l’IFM et de l’Alliance Française. La première, une exposition collective, qui a été présentée à la Biennale africaine de la photographie questionne avec sensibilité sur les identités multiples de nos territoires indianocéaniques: Que nous reste-t-il de cette part qui nous vient de l’autre, de celui qui vient d’ailleurs? La seconde, intitulée « De Port-Louis à Mahébourg, une histoire de l’Ile Maurice » de trois artistes, un père et ses deux fillesAlizah KHAIDOO, Aadilah KHAIDOO, Rasheed KHAIDOO – invite en une trentaine de toiles, à une promenade entre Port-Louis et Mahébourg, avec en tête, l’envie de fixer ces lieux sur la toile pour en sauver la mémoire

Et autour du livre

Les activités autour du livre concentrent, quant à eux, plusieurs évènements. La 5ème édition du Prix Elisabeth Boullé, concours de nouvelles qui s’adresse aux élèves de troisième et seconde (14 ans et 15 ans) de trois écoles à programme français que sont l’Ecole du Centre, l’Ecole du Nord, le Lycée des Mascareignes se fait sur le thème de la Grande Guerre de 1914-1918. Trente nouvelles ont été sélectionnées et les lauréats seront annoncés le lundi 25 mars à l’Ecole du Centre. Par ailleurs, pour se lancer dans l’écriture et pour s’améliorer grâce aux remarques du groupe, un atelier sera animé par Amarnath Hosany, auteur mauricien qui a écrit de nombreux livres pour les enfants et les ados du 30 mars au 20 avril. Enfin, un Café des lecteurs programmé le 16 mars a l’IFM vise a faire découvrir les romans de trois auteurs francophones: la Tunisienne Yamen Manaï (Prix des 5 continents de la Francophonie 2017), la Franco-Camerounaise Léonora Miano (Prix Femina et Grand prix du roman métis à La Réunion 2013) et le Congolais Emmanuel Dongala, (Prix Ahmadou-Kourouma 2011).

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