Inconnu il y a encore quelques mois, un micro-organisme est parvenu, en quelques semaines, à semer la panique sur toute la planète.  Paralysant les économies les plus solides, semant la mort sur son passage et contraignant les populations à se calfeutrer, le Covid-19 vient nous rappeler, comme l’ont fait avant lui, toutes les grandes épidémies qui ont traversé l’histoire des hommes, la fragilité de nos civilisations. 

Depuis l’officialisation de la “pandémie” (épidémie globale, planétaire) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il n’est pas rare de lire des commentaires rappelant, par exemple, la “Grande Peste Noire” ou “La grippe espagnole”. Si l’on y ajoute le choléra, qui profitait de chaque mauvaise moisson, de chaque disette, pour réapparaître, mais aussi la rougeole et le rhume, qui contribuèrent à décîmer les Amérindiens, on s’apperçoit que l’histoire de l’humanité est régulièrement bouleversée par ces grandes épidémies… En fait, une pandémie surgirait à peu près toutes les quatre générations…

C’est assez fréquent pour qu’en soit conservé le souvenir… mais sans doute assez long pour que l’on en oublie les leçons… La modernité, l’individualisme, les indéniables succès d’une science conquérante, l’organisation sociale qui s’est imposée après la seconde Guerre Mondiale, ont visiblement ancré dans nos esprit, l’idée, saugrenue, que ces vastes hécatombes appartenaient définitivement au passé.

L’impression d’être invincibles

Dans les années 30 et même en ville, chaque foyer stockait, en moyenne, de quoi vivre en autarcie pendant près d’un mois… Cela permettait de voir venir et, le cas échéant, d’assurer une certaine solidarité envers ceux, voisins ou parents moins fortunés, qui n’avaient pu s’approvisionner. Aujourd’hui, les provisions habituellement engrangées dans les placards de nos cuisines dépassent rarement une autonomie de trois
jours…

Les victoires, incontestables et magnifiques de la médecine nous ont également donné le sentiment d’être prémunis de ce genre de catastrophes… Bien sûr, la fièvre Ebola fait, de temps à autre, les gros titres de l’actualité… Mais c’est “là-bas”, si loin, dans des contrées où l’on meurt, de toute façon, si jeune, et pour tant de raisons, qu’au fond, on peut croire que cela ne nous concerne pas vraiment…

La “domestication”, partout accomplie, de la nature nous a donné l’illusion d’une puissance enivrante.

La glorification de nos petites expériences, amplifiée par les réseaux sociaux, nous a donné l’impression d’être irremplaçables, invincibles… Il est alors très difficile d’accepter des règles strictes, comme le confinement.

La crise que nous traversons, à l’occasion de cette épidémie meurtrière, va bien évidemment causer d’horribles pertes, provoquer d’innombrables deuils et une somme considérable de souffrances… Espérons que nous saurons nous en souvenir quand le danger se sera éloigné et que nous saurons nous montrer moins sûrs de nous-mêmes.

Pourquoi Corona Virus?

Le Covid-19 n’est que le dernier avatar d’une famille de virus déjà bien connue.

L’encyclopédie collaborative en ligne Wikipedia, nous explique que “Coronaviridae est une famille de virus à ARN simple brin enveloppés, de sens positif. Les particules, quasi-sphériques, sont généralement décorées de grandes projections de surface, en forme de massue ou de pétale (les péplomères ou « spikes » en anglais), qui créent une image qui rappelle la couronne solaire en micrographie électronique: cette propriété est à l’origine du nom des virus de cette famille, les « coronavirus ». » La même source précise que « les coronavirus sont présents dans le monde entier et infectent une large diversité de mammifères et d’oiseaux.» Bien que la plupart des maladies causées par ces virus soient bénignes chez l’homme, elles peuvent parfois provoquer des situations plus graves, notamment des infections des voies respiratoires: syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). Ils peuvent également provoquer des infections entériques chez les très jeunes enfants et, dans de rares situations, des syndromes neurologiques. Les coronavirus se transmettent d’homme à homme lors de contacts rapprochés (se toucher ou se serrer la main par exemple) et par voie aérienne en toussant ou en éternuant. Toucher un objet ou une surface avec le virus dessus, puis toucher la bouche, le nez ou les yeux avant de se laver les mains peut aussi transmettre le coronavirus… d’autant que celui-ci peut survivre, à l’air libre, pendant plusieurs heures ! Enfin, plus rarement la contamination peut se faire par contact fécal.

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