La qualité : c’est le maître-mot de tout ce que réalise Corinne Blanchard.

A la fois entrepreneuse, bricoleuse et bénévole, elle créé des emplois autour d’elle. A la tête de Coup d’Éclat, elle fait briller les maisons et donne une deuxième vie aux objets oubliés.

Parlez-nous de vous :

J’ai passé plusieurs années dans la production de sous-vêtements, principalement des chaussettes. J’ai commencé au bas de l’échelle, avant de devenir marchandiseur pour cette marque dans toute la France. En suite, je suis devenue commerciale de sous-vêtements féminins. Au fil des années, je suis devenue VRP (Voyageur, Représentent, Placier) multicarte. C’est à dire que je travaillais en tant que représentante commerciale pour plusieurs entreprises sur toute la France. Après mon arrivée à l’île Maurice, je ne voulais plus être dans un poste administratif ou autre. Après réflexions, j’ai décidé de lancer une entreprise spécialisé dans le nettoyage professionnel des bâtiments.

Quelles sont les activités de Coup d’Éclat ?

Coup d’Eclat existe depuis bientôt quatre ans. La société est basée à Péreybère. Je travaille avec plusieurs collaborateurs dans le nettoyage professionnel. Le gros du métier est de nettoyer les maisons et bâtiments de fond en comble, l’intérieur comme l’extérieur. Cela concerne nettoyer et mettre en état d’usage les sols, les murs, l’électricité, la plomberie, l’électroménager, les meubles, le jardin et même la piscine. Aucune surface n’est laissée de côté. En somme, je prends les clés de la maison et quand je les rends l’espace doit être habitable. A la base, nous nous concentrons sur le nettoyage, mais Coup d’Eclat travaille avec tout un réseau de professionnels dans le cas où il y a besoin de faire des rénovations.

Je veux tout simplement aider les gens à avancer. Toutes les semaines, il y a au moins une personne qui me dit : « Coco, je te bénis ». Et ça, ça vaut tout l’or du monde.

Les Mauriciens font-ils appel aux professionnels où ils préfèrent se transformer en bricoleur du dimanche?

Il y a d’autres professionnels du nettoyage à Maurice. Ils fonctionnent beaucoup avec des entreprises. Je ne peux pas juger la qualité de leur travail. Cependant, nous n’avons pas le même mode de fonctionnement. Nous avons des méthodes différentes. Nous ne laissons rien de côté. Quand je nettoie un endroit ou quelque chose, je vais chercher la petite bête. Le secret, c’est l’huile de coude. Et ça, on en trouve pas en grandes surfaces ou magasins spécialisés (rires)…

Nous travaillons beaucoup avec des particuliers. Sinon, des agences immobilières, qui nous demandent de mettre une maison en état avant de la vendre ou de la mettre en location. Nous recevons des maisons qui viennent d’être construites et nécessitent d’être nettoyées avant de poser des meubles, par exemple. Je m’occupe également de l’accueil des clients.
Pour répondre à votre question : oui, ça commence à se développer. Chacun a sa méthode de travail. Un professionnel ne fait pas le nettoyage comme un particulier le ferait chez lui. Nettoyer une maison de fond en comble peut prendre trois jours, en moyenne.

Quels sont vos futurs projets ?

La création d’une école de formation dans le nettoyage professionnel m’a souvent été proposée. Il faut le dire, faire le ménage c’est tout un art. Chaque détail compte. Pour le moment, j’y pense, mais j’ai déjà d’autres projets. Je m’occupe beaucoup des personnes démunies. Je récupère les meubles et autres objets qui sont remplacés lors des rénovations, je les rénove et je les offre à des ONG. Ils sont distribués à ceux qui en ont besoin, par la suite.

Je gère également une autre petite entreprise, CoRo – qui fait la création et la réparation de meubles à partir d’objets récupérés, notamment des palettes en bois. Chaque pièce que nous créons est unique et c’est typiquement mauricien. Donc, pour le moment, je me concentre sur ma petite équipe et à créer des emplois pour les Mauriciens.

Mon île Maurice : Corinne Blanchard
Corinne et Robin, son assistant, en pleine création de meubles.

 

Pourquoi l’île Maurice ?

C’est simple. Quand je prends ma moto le matin à 6h30 et que je vois tous ces hommes et femmes qui vont travailler me saluer avec un grand sourire : « Salut Coco… Salut, Coco. Ça va ?»… comment dire, c’est une chose qui n’existe plus en France. C’est la douceur et la chaleur humaine de l’île Maurice.

Maurice, c’est le paradis ?

Oui. C’est le Paradis. Je suis très heureuse de vivre ici. Depuis que j’ai quitté la France je me déplace uniquement en scooter. Je n’ai plus de voiture. J’ai le téléphone mobile le plus moche qui puisse exister. Je suis tranquille. Je veux tout simplement aider les gens à avancer. Toutes les semaines, il y a au moins une personne qui me dit : « Coco, je te bénis ». Et ça, ça vaut tout l’or du monde.

Un mot pour vous définir ?

Un peu connasse (éclate de rire). Je dirais la qualité. Que ce soit dans mon travail, dans mon esprit, dans mes relations, c’est toujours la qualité qui prime sur la quantité.

 Qui choisiriez-vous pour rénover votre maison, autre que vous même ?

(Rires). Les personnes de mon équipe : Robin, Krishnee, Ritesh… avec eux, je sais où je mets les pieds.

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