Pour la seconde année consécutive, La Réunion s’associe à la Nuit Européenne des Chercheurs qui vise, depuis quinze ans, à ouvrir les portes de la recherche au grand public. – Stéphane Guillebaud

On avait un peu les paupières lourdes dans les couloirs de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Saint-Denis en ce lundi 30 septembre. Comme un peu d’ailleurs dans la plupart des salles et bureaux de l’Université de La Réunion. La faute à la soirée festive du vendredi précédent, au cours de laquelle une bonne partie de ce que l’île compte comme chercheurs et chercheuses, s’était mobilisée pour apporter son écot à la réussite de la Nuit Européenne des Chercheurs sur fond d’enquête policière et de course à l’ours en peluche.

Comme en 2018, le public a répondu relativement nombreux à cet appel à la rencontre entre les sciences et le commun des mortels. En 2018, pour la première participation de l’île intense à cet événement d’ampleur internationale, ils avaient été plus de 700, jeunes et moins jeunes mais tous curieux, à répondre à l’invitation.
Cette année, l’Université de La Réunion tablait sur un bon millier de visiteurs.

Presque simultanément (décalage horaire oblige), la nuit des chercheurs a frappé les trois coups dans les locaux de l’IAE de Saint-Denis, au sein de douze autres villes françaises et dans pas moins de 350 grandes villes d’Europe. L’initiative, née il y a maintenant quinze ans, est coordonnée en France par les Universités de Bourgogne et de Franche-Comté. Au-delà de la simple rencontre entre chercheurs et citoyens, l’événement propose également de décliner une thématique annuelle et de vivre une expérience participative au niveau national.

Devine ce que je cherche

Cette année, La Réunion comme les autres villes participantes invitaient le public à « entrer dans l’enquête ». Il s’agissait de découvrir les méthodes de travail des chercheur(se)s, de démêler vraies informations et « fake-news », de reconstituer une enquête archéologique, ou se plonger en famille ou entre amis dans un «escape game», spécialement imaginé pour l’évènement par deux chercheurs.

Autre style d’enquête dans lequel se sont immergés les visiteurs: deviner la discipline de tel ou telle chercheur(se)s en décryptant quelques indices associant musique, dessin, questionnaire chronométré ou même en abandonnant totalement leurs repères pour une rencontre dans un noir presque sidéral.

La seconde édition de la nuit des chercheur(ses)s réunionnaise a mobilisé une cinquantaine de chercheurs de l’île, essentiellement issus des laboratoires de l’université. L’occasion pour eux de « tomber le masque », de quitter la « tour d’ivoire » dans laquelle on les imagine à tort, pour partager quelques heures durant, avec les néophytes, leurs recherches et leur passion.

Election de l’ours en peluche le plus réconfortant de France

Fidèle à la tradition, la nuit des chercheurs 2019 aura également fait la part belle à une « Grande expérience participative » en invitant les visiteurs à venir avec leur ours en peluche fétiche afin d’élire l’ours en peluche le plus réconfortant de France. Ainsi, les données morphologiques de tous les ours en peluche présentés dans les villes participantes, ont-elles été collectées et transmises à une équipe de chercheurs et de médiateurs de l’Université de Montpellier qui se chargera de dresser le portrait-robot de la peluche la plus réconfortante, utilisant ainsi un objet ludique et symbolique pour réaliser une expérience à la croisée des sciences cognitives et des sciences naturalistes.

Comme quoi, on peut être chercheur très pointu dans un domaine très sérieux et avoir su conserver une âme d’enfant.

www.nuitdeschercheurs-france.eu

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