Longtemps seulement considérée comme une étape obligée avant de rejoindre une réserve naturelle, l’ancienne capitale de l’Afrique orientale britannique devient, peu à peu une destination à part entière. Partez à sa découverte…vous ne serez pas déçu!

Le contraste est saisissant, et même si le cliché est usé, il résume bien la première impression que vous pourriez bien retirer de cette ville étonnante: une girafe, élégante et souple, sort d’un bosquet d’acacias. Derrière cette scène «sauvage», se détache la silhouette des gratte-ciels! Nairobi possède en effet, depuis 1946, un parc national où l’on peut admirer, lions, panthères, girafes, rhinocéros, zèbres, etc.. La visite du parc n’est sûrement pas un «safari», mais elle permet au voyageur pressé d’avoir un aperçu de la richesse naturelle du Kenya.

La musique est très présente dans la vie quotidienne… et les ONG s’en servent pour délivrer leurs messages !

Cependant, si la faune de la savane africaine reste un symbole du rôle précurseur joué par le pays, en matière de préservation environnementale, il y a, à Nairobi, tant d’autres choses à faire…

Bien sûr, la planification du moindre déplacement est un vrai casse-tête, dans une mégapole constamment embouteillée, et où les règles du Code de la Route semblent ne pas avoir la moindre influence. Les vans, qui assurent l’essentiel des transports en commun se faufilent partout et ne sont pas les derniers à compliquer une circulation déjà chaotique… Alors, si vous devez traverser la ville, sachez qu’il vous faudra, selon l’horaire, une à deux heures de trajet…même en empruntant l’autoroute.

Uhuru Park est lieu de promenade préféré des citadins. C’est aussi le site des principaux meetings politiques.

Heureusement, en soirée, le trafic devient plus fluide. Profitez-en pour dîner à l’extérieur! C’est d’ailleurs ce que font de plus en plus de citadins, appartenant à une classe moyenne de plus en plus nombreuse. A condition de ne pas être végétarien, une adresse s’impose: The Carnivore, sur Langata Road. Au menu: barbecue géant, viandes savoureuses, service impeccable, spectacles et ambiance agréable… même si ce n’est pas le restaurant le plus authentique de la ville.

Vous vous apercevrez vite que la soirée ne fait que commencer. Partout, des night-clubs, des pubs, des dancings à ciel ouvert font entendre les rythmes les plus variés! La musique est ici partout et Nairobi fourmille de groupes talentueux. Chants traditionnels des nombreux peuples du pays, reggae, pop-rock, R&B, fusion, jazz… toutes les musiques ont leur place. Et la danse est ici une véritable religion.

mité dans le monde entier, le travail local du bois est d’une rare finesse.

Un artisanat florissant

Dans chaque quartier de la ville, vous trouverez facilement un marché d’artisanat. Les prix y sont particulièrement flottants et la pratique du marchandage est donc absolument indispensable. Il convient, toutefois, de se rappeler que ce commerce fait vivre de nombreuses familles et donc accepter de payer le juste prix de chaque chose…

Si les statuettes animalières en bois, les masques traditionnels, les sagaies et les boucliers de peau font parties des «classiques», l’offre est bien plus vaste! Les plaids aux couleurs des clans maasaïs ou kikuyus, par exemple, sont souvent d’une très belle sobriété. Les colliers de perles colorées de ces peuples sont également très beaux. Les pagnes ou paréos imprimés (par exemple à l’effigie de l’ancien président américain Barack Obama, dont le père était kényan), sont un peu passés de mode, mais toujours étonnants. On y trouvera aussi, des articles de cuirs, des peaux d’animaux sauvages ou des pierres précieuses ou ornementales. L’achat de ces articles peut se révéler problématique au moment de quitter le pays… En effet, les peaux doivent être accompagnées d’un certificat attestant qu’elles ne proviennent pas du braconnage et les pierres doivent être authentifiées et leur valeur déclarée. Or, les vendeurs qui officient sur ces marchés proposent rarement ces documents. Pour acheter ce type d’articles, mieux vaut donc s’adresser à des boutiques plus officielles. Les prix y sont, bien sûr plus élevés (et les possibilités de négociation limitées), mais les certificats qu’elles délivrent sont acceptés par les douaniers.

Sur les batiks et les pagnes, les scènes de la vie sauvage côtoient les portraits de guerriers maasaïs…et Barack Obama !

Parlons de sécurité…

Les habitants de la capitale kenyane sont les premiers à le reconnaître, Nairobi est une ville dangereuse… Il y a quelques années, en plein après-midi, au centre du quartier des affaires de la ville, à deux pas du Hilton et des sièges de toutes les banques, une fusillade a éclaté. Quatre gangsters venaient de dévaliser une bijouterie. Une patrouille de militaires, armés de fusils d’assaut, ouvrit le feu. Deux bandits furent abattus sur le trottoir…ainsi que trois passants. La longue prise d’otages du centre commercial Westgate (du 21 au 24 septembre 2013), qui fit près de 70 morts et plus de 200 blessés est encore dans toutes les mémoires… Mais ces événements font désormais partie des risques que l’on court dans toutes les grandes villes européennes et américaines.

Ce qu’il convient de garder à l’esprit, c’est que quelqu’un sache où vous vous trouvez. En arrivant dans le pays, prenez une carte téléphonique et donnez votre numéro à la réception de votre hôtel. Quand vous quittez l’établissement, dites au concierge où vous allez et pour combien de temps. Prenez le numéro de l’hôtel et appelez-le en cas de difficultés. Ne montez que dans les taxis «officiels» et, avant de planifier une sortie nocturne, renseignez-vous sur le quartier visé… Évidemment, les tenues griffées, les bijoux voyants ou les portables coûteux sont à proscrire…

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