Dans le sud sauvage de l’île Maurice, il existe un cratère volcanique très peu connu : le Trou-Kanaka. Mentionné dans les cours de géographie à l’école primaire à Maurice, un nombre in me de Mauriciens ont eu la chance de découvrir ce lieu à ce jour. Nous avons décidé d’aller à la découverte de ce volcan vieux de 700 000 ans.

A la découverte des origines volcaniques de l’île Maurice, notre parcours nous mène dans le Village de Bois-Chéri. Cette région est célèbre grâce à ses cultures de thé et ses produits commercialisés sous le même nom (voir ci-contre).
Après l’usine de thé de Bois-Chéri, vers Grand-Bassin – un autre cratère très plébiscité auprès des touristes comme les locaux – un sentier rocailleux se présente à travers les champs de thé. Nous sommes accompagnés de notre graphiste, Kevin, qui habite la région. Sans guide, il est quasi impossible de se rendre à Trou-Kanaka. Aucun panneau n’indique le chemin à emprunter.
Hormis les travailleurs de champs de thé, les rares visiteurs empruntent cette route à pied. Nous tentons de le faire à bord de la Jeep de La gazette. Malgré le fait que ce soit un véhicule tout terrain, la Jeep peine à traverser cette route parsemée de roches volcaniques.

Après de nombreux virages et secousses, bordés d’un côté de haies de bambous et de l’autre de plantations de thé, nous arrivons au pied du cratère. La vue est magni que : des paysans s’a airent à cueillir le thé, tandis que nous apercevons des cerfs trotter au loin, dans le terrain de chasse privé à gauche des cultures de thé.
Kevin repère la piste menant vers le sommet du cratère. Nous l’empruntons. La nature verdoyante s’étend à loisir ici, rendant le passage étroit. Arrivés au sommet, il est assez difficile de se frayer un chemin pour admirer la vue.  Nous remarquons que des gens sont venus ici récemment. « Certainement des gens de la région ou des paysans », dit notre guide du jour.

Après quelques instants d’hésitation, nous décidons de descendre au centre du volcan inactif. La pluie a rendu la pente raide très glissante. Nous avançons en nous agrippant aux arbres et autres arbustes. Certaines des ces plantes seraient endémiques à l’île Maurice. Des sangliers habiteraient également les lieux, mais nous n’en avons pas croisé. Après de nombreuses démêles avec les ronces, nous arrivons au centre du cratère. Le sol est marécageux et il faut faire attention à ne pas glisser ou s’y enfoncer.
Après une pause pour faire des photos, nous reprenons le chemin vers le sommet. Finalement, la descente était plus facile que la montée.

Ce site fait parti du patrimoine naturel de l’île Maurice et mérite d’être connu. Nous apprenons que le Conseil de District de Savanne souhaite faire des développements à Trou-Kanaka, afin de le transformer en lieu touristique, au même titre que le Trou- aux-Cerfs dans la ville de Curepipe. Affaire à suivre.

Trou Kanaka : le cratère caché du sud de l’île Maurice

Trou Kanaka : le cratère caché du sud de l’île MauriceINFOS PRATIQUES


  • Végétation luxuriante
  • Cratère dormant atteignant une élévation d’environ 570 mètres
  • Vue magnifique sur le sud de l’île
  • Niveau de di culté : avancée
  • Manque de fréquentation et d’entretien rend le lieu difficilement accessible
  • Ne pas s’y aventurer seul, en jour de pluie ou avec des enfants
  • S’équiper de chaussures de marche/randonnée
  • Se couvrir pour éviter les ronces et mettre de l’anti-moustique

 

BOIS CHÉRI : SUR LA ROUTE DU THÉ


Bois Chéri est la première plantation de thé de l’ile Maurice. L’usine du même nom a été fondée en 1892, par la compagnie Le Breton Boure, Drouin & Cie. En 1958, l’usine est rachetée par la famille Guimbeau qui décide d’accroître la culture du thé. Bois Chéri a permis le développement de la culture du thé à Maurice. Elle produit, aujourd’hui, plus de la moitié du thé de l’île.
La passion que les Mauriciens vouent au thé est presque comparable à celle des Anglais. Le thé à la vanille est le plus réputé chez les locaux et étrangers. Au fil des années, l’usine de Bois Chéri a élargi sa gamme de produits et propose, aujourd’hui, des thés noirs, aromatisés ainsi qu’une variété de tisanes et thés verts. D’ailleurs, en visitant la région, vous découvrirez les cultures de tisanes non loin de l’usine, notamment l’ayapana et la citronnelle.
Bois Chéri ouvre ses portes aux visiteurs. Les guides se feront un plaisir de vous montrer et expliquer les différents stades de production : de la cueillette jusqu’à l’emballage, en passant par le flétrissage, la fermentation, le séchage et le tamisage.
Un musée du the vient compléter la visite et mettre l’accent sur les particularités de cette culture dans l’histoire de notre île. Y sont exposés : des machines anciennes liées à la production théière, des services à thé du 19ème siècle, des photos, tableaux et documents introduisant à la connaissance de plusieurs centaines d’infusions différentes. Pour illustrer le tout, une dégustation des produits de la gamme Bois Chéri est proposée dans un chalet panoramique offrant des vues sur le domaine, un joli plan d’eau dans un ancien cratère et tout le sud de l’ile.

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