Après un début d’année particulièrement pluvieux, on a tous envie de soleil, de nature et d’évasion! Une journée en mer, à bord d’un beau voilier glissant paisiblement sur une mer d’huile: voilà un programme alléchant! Alors, direction plein Sud, pour embarquement immédiat! 

C’est à Pointe Jérôme, un peu après Mahébourg, et tout près de l’hôtel Preskil, que se trouve notre point de rendez-vous. Il encore tôt et la marée est assez basse. Mais un petit chenal permet aux «speedboats» d’excursion et aux catamarans de croisière de venir au plus près. Sur notre élégant multicoque, nous sommes un peu plus d’une vingtaine de passagers à embarquer. Pas de problème: avec ses 14 mètres de long, son vaste cockpit abrité et ses nombreuses banquettes, notre embarcation est homologuée pour recevoir près de quarante personnes! A bord, nous faisons rapidement connaissance. Il y a là un groupe d’une dizaine de jeunes touristes chinois, particulièrement enthousiastes, quelques Français, des Sud-Africains, deux Anglais, deux Allemands, un jeune couple indien et un autre mauricien… Les échanges sont un peu timides, mais les sourires qui éclairent tous ces visages, disent assez le plaisir que l’on éprouve tous à l’idée de passer cette magnifique journée en mer! Car le soleil est bien là!

Jeune, chaleureux, attentif et efficace, l’équipage a largement contribué à la réussite de cette belle journée.

Pendant que chacun trouve sa place, nous longeons l’île aux Aigrettes. Peu à peu, s’ouvre devant nous l’immense lagon de Mahébourg. Au loin, se profilent les îlots qu’Anglais et Français se sont âprement disputés pendant les batailles de 1810: l’Ile de la passe, l’île au phare…

L’équipage, qui se compose de trois jeunes hommes, impressionne par sa maîtrise de ce grand vaisseau. Il est vrai que ce catamaran de dernière génération est gréé pour être barré en équipage réduit: les enrouleurs, les winches et les écoutes sont tous commandés électriquement. Cela permet de prendre soin des passagers… Justement, c’est l’heure de prendre un petit en-cas. Thé, café, jus de fruits et cake. Voilà de quoi caler même les estomacs les moins amarinés. Mais Neptune est généreux avec nous car la mer est calme et une douce brise vient gentiment gonfler nos voiles.

A l’avant du bateau, entre les deux flotteurs du catamaran, le traditionnel trampoline en filet accueille ceux qui veulent s’étendre pour parfaire leur bronzage.

Un dauphin (à gauche, devant la bouée blanche) vient profiter du nourrissage des poissons d’élevage.

Des dauphins près des cages d’aquaculture

Nous passons près d’une heure ainsi, à regarder défiler la côte et à savourer la fraîcheur des embruns, quand le capitaine annonce l’imminence de la première halte. Il s’agit d’un haut-fond sablonneux sur lequel nous pourrons nager sans danger.

Mais pour y parvenir, nous longeons les cages circulaires de la ferme aquacole. Nous avons de la chance car nous arrivons à l’heure du nourrissage. Nous regardons tous, avec curiosité, les étonnantes structures dédiées à l’élevage du poisson, lorsque notre attention est attirée par un mouvement à l’extérieur des cages. Des dauphins, sans doute habitués des lieux et connaissant les horaires de distribution de la nourriture, viennent, avec nonchalance, profiter des miettes du repas des captifs. Nous sommes évidemment très heureux d’apercevoir ces sympathiques mammifères marins (et les enfants présents à bord explosent de joie!), mais on a du mal à s’empêcher de penser que, si des dauphins viennent au plus près des cages pour profiter de l’aubaine, d’autres créatures, peut-être moins paisibles, pourraient tout aussi bien rôder dans les parages…

De superbes paysages.

Pour quelques minutes, nous reprenons notre navigation. Nous arrivons rapidement sur le banc de sable prévu. Effectivement, et alors que l’on est au beau milieu du lagon, l’eau n’arrive qu’à hauteur de poitrine!

Des équipements de plongée, masques et tubas, sont disponibles pour aller voir les poissons de plus près. Presque tout le monde se met à l’eau, pour une baignade exceptionnelle. En effet, la sensation d’être loin de la côte (plusieurs centaines de mètres),  au milieu d’un lagon immense, tout en ayant pied, est particulièrement agréable… et rassurante. Du coup, les appréhensions disparaissent et de nombreux passagers se transforment en explorateurs sous-marins. Le site n’est pas spécialement poissonneux, mais on peut tout de même y voir des demoiselles, des sergents-majors, deux-trois balistes picasso, et quelques poissons-trompettes…. Ce n’est pas mal du tout! Pas forcément bons nageurs, nos amis chinois compensent par un enthousiasme communicatif et font de grands gestes à chaque nouvelle découverte. Lorsque tout le monde est remonté à bord, nous repartons vers l’estuaire de la Grande Rivière Sud-Est. La baignade a ouvert les appétits… Le déjeuner, simple, copieux et parfaitement adapté, se compose de poisson, saucisses, riz safrané, salades et fruits. Pendant toute la croisière, les boissons sont servies à volonté!

Dans la Grande Rivière Sud-Est.

Halte à l’île aux Cerfs

Nous nous engageons dans le lit, très fréquenté, de la rivière. De nombreux speedboats, d’autres catamarans et même des kayaks sont déjà là pour admirer les cascades. Le temps de quelques photos et d’échanger quelques saluts avec les passagers des autres bateaux, et nous regagnons la mer. Direction: l’île aux Cerfs.

Le faible tirant d’eau de notre catamaran lui permet de venir s’échouer sur la plage. Nous descendons tous nous dégourdir les jambes sur ce haut-lieu touristique. Nous devons rejoindre le bateau dans une heure trente. En ce jour de semaine, l’île n’est pas surpeuplée et l’on parvient aisément à dénicher un endroit tranquille, un peu à l’écart des marchands de paréos…

Parmi les passagers, certains choisissent de se baigner ou de paresser sur le sable, alors que d’autres explorent l’île dans tous les sens. Un jeune couple a choisi de s’initier au parachute ascensionnel!

Si elle permet à chacun de se livrer à l’activité qui lui correspond le mieux, cette escale a également le mérite d’offrir une parenthèse pendant laquelle on peut s’isoler des autres passagers.

Mais l’heure du rassemblement a sonné et nous regagnons notre beau voilier. Cap au Sud: nous rentrons. Mais les vents nous sont contraires et le trajet retour se fera donc au moteur. Nous longeons donc la côte Sud-Est. Nous y voyons les élégantes constructions hôtelières et un paysage encore très vert. D’autres bateaux d’excursion ont pris la même route. C’est aussi l’heure à laquelle les pêcheurs du lagon rega-
gnent la côte sur leurs pirogues.

Comme ce fut le cas tout au long de cette belle journée, les appareils photos crépitent et les téléphones portables immortalisent une quantité impressionnante de «selfies». Il est clair que personne n’a vraiment envie que la croisière se termine et tente d’en capter toute la beauté…

Mais la montagne du Lion annonce l’arrivée prochaine à bon port. En effet, ivres de soleil et un peu titubants, nous débarquons bientôt à Pointe Jérôme avec, tous, un sourire éclatant et le sentiment d’avoir, en une seule journée, rechargé nos batteries pour longtemps!

Un spécialiste du tourisme actif

Pour cette belle journée en mer, nous avions choisi Catamaran Cruises Mauritius. Cette compagnie ne possède pas moins de dix-huit bateaux, de la pirogue traditionnelle au « motoryacht » de grand luxe. Catamaran Cruises Mauritius propose des excursions déjà prêtes, comme notre croisière, mais aussi de nombreuses sorties plus exclusives. On peut ainsi réserver ses bateaux pour toute sorte d’occasion, ou même passer trois ou quatre jours à bord de l’un des plus beaux yachts disponibles à Maurice. Mais Catamaran Cruises Mauritius organise aussi des tours de l’île, des excursions et des activités plus sportives: chasse pêche, quadbiking, saut en parachute, etc.. Enfin, la même compagnie propose des croisières sur le magnifique atoll de Saint-Brandon.

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